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La Mauritanie s'élève contre le "massacre barbare" au Mali


Lundi 10 Septembre 2012 modifié le Mardi 11 Septembre 2012 - 11:06




Le président mauritanien
Le président mauritanien
La Mauritanie a qualifié lundi le meurtre de 16 prédicateurs musulmans par l'armée malienne de "massacre barbare" commis de sang froid et demandé à participer à une enquête sur ce drame.

La mort, ce week-end, des prédicateurs - huit Mauritaniens et huit Maliens - a provoqué une mini-crise diplomatique au moment où les responsables de l'Afrique de l'Ouest peinent à définir une stratégie pour reconquérir le nord du Mali aux mains d'islamistes, y compris d'Al Qaïda au Maghreb islamique.

"Le gouvernement (...) exprime son indignation face à cet acte criminel épouvantable perpétré de sang froid, sans aucun avertissment (...) contre des prédicateurs qui n'avaient pour toute arme que leur foi et étaient porteurs d'un message de paix", lit-on dans un communiqué officiel diffusé dimanche soir par l'agence de presse officielle AMI.

"(Le gouvernement) réclame l'ouverture rapide d'une enquête indépendante afin d'établir les faits de ce crime odieux, d'identifier les responsables et de les traduire en justice (...) (Nous) souhaiterions être associés à cette enquête".

Nouakchott accuse dans ce texte des éléments de l'armée malienne d'avoir commis ce "massacre barbare".

A Bamako, des dignitaires religieux ont affirmé que ces prédicateurs se rendaient à une conférence organisée dans la capitale malienne.

Les victimes appartiendraient, croit-on, au mouvement Daoua, qui défend une idéologie fondamentaliste mais sans prôner la violence. Iyad ag Ghali, chef de file d'Ansa Dine, un groupe djihadiste présent dans le nord du Mali, a jadis appartenu à Daoua.

Quelques dizaines de personnes se sont rassemblées lundi matin devant la présidence à Nouakchott pour condamner l'incident. Le gouvernement malien a ordonné l'ouverture d'une enquête.Pour sa part, le groupe islamiste Mujao a déclaré dimanche que la mort des 16 prédicateurs équivalait à une "déclaration de guerre".

Le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) est l'un des groupes qui ont profité de l'offensive des rebelles touaregs au printemps dernier contre l'armée malienne pour prendre le contrôle du nord du pays afin d'y imposer la "charia" (loi coranique).

Lundi 10 Septembre 2012 - 18:10





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