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La Libye demande de l'aide pour la sécurité de ses frontières


Mercredi 13 Février 2013 modifié le Mercredi 13 Février 2013 - 00:18




La Libye demande de l'aide pour la sécurité de ses frontières
La Libye a sollicité mardi l'aide des puissances occidentales et des pays voisins pour assurer la sécurité à ses frontières et empêcher les islamistes chassés du nord du Mali de s'y installer. La crise malienne a elle même éclaté avec l'irruption de miliciens tribaux équipés d'armes récupérées à la faveur du soulèvement libyen qui allaient et venaient en toute liberté malgré les frontières.

"Si nous voulons les empêcher de revenir, il faut boucler les frontières", a déclaré le ministre libyen des Affaires étrangères Mohammed Abdelaziz, lors d'une réunion internationale de soutien à son pays organisée à Paris.

Les Etats et organisations représentées, parmi lesquels figuraient les Etats-Unis, l'Onu, la Ligue arabe, l'Union européenne et l'Union africaine, ont adopté un "plan de développement de la sécurité nationale" et un "plan de développement de la justice et de l'état de droit", selon le communiqué du quai d'Orsay.

Interrogé par Reuters, Mohammed Abdelaziz a précisé que la France, la Grande-Bretagne, la Turquie et d'autres avait promis une aide technique et matérielle, mais a souhaité davantage pour assurer la sécurité des 4.000 km de frontières.

"Nous ne pouvons pas déplacer des gens entrainés sans une technologie suffisamment avancée pour surveiller ou patrouiller de façon adéquate aux frontières. Nous ne serons pas en mesure de les sécuriser. "Nous devons nous entendre par la suite avec ces pays sur les services pour lesquels nous devrons payer et sur ceux qui pourrons nous être fournis gratuitement", a-t-il pSoursuivi. elon lui, rien n'indique que les islamistes chassés du nord du Mali aient déjà gagné la Libye via l'Algérie.

"Nous sommes tous convaincus - c'est une évidence - que la question de la sécurité est absolument majeure, pas seulement pour un pays mais pour l'ensemble de nos pays (...) En aidant à la sécurité de la Libye nous aidons à notre propre sécurité", a quant à lui souligné son homologue français Laurent Fabius.


Mercredi 13 Février 2013 - 00:05

Avec Reuters




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