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La France veut être "à l'avant-garde" du soutien à la Tunisie


Vendredi 18 Mars 2016 modifié le Vendredi 18 Mars 2016 - 10:50

"La Tunisie a choisi un chemin, on doit lui apporter toutes nos forces pour qu'elle réussisse", a promis Jean-Marc Ayrault, le ministre des Affaires étrangères.




La France veut être "à l'avant-garde" du soutien à la Tunisie
La France veut être « à l'avant-garde du soutien » à la Tunisie, confrontée à d'importantes difficultés économiques et sécuritaires cinq ans après sa révolution, a affirmé le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, jeudi, à Tunis. « Nous soutenons le choix courageux des Tunisiens de la démocratie. (...) J'ai voulu que mon premier déplacement au Maghreb soit en Tunisie. C'est un choix politique, stratégique, solidaire », a dit Jean-Marc Ayrault, qui effectue une visite de deux jours.

Si les aides financières actuelles « n'étaient pas suffisantes, je plaide pour que l'Europe fasse encore plus. (...) La Tunisie a choisi un chemin, on doit lui apporter toutes nos forces pour qu'elle réussisse », a-t-il clamé. À ce titre, « j'ai reçu des messages, je m'en ferai le porte-parole, parce que je veux que la France soit à l'avant-garde du soutien à la Tunisie », a-t-il ajouté.

« Aider les régions défavorisées et la jeunesse »


Si la Tunisie a réussi la transition démocratique née de la révolution de 2011 contre le régime de Zine el-Abidine Ben Ali, elle ne parvient pas à faire redémarrer son économie. Après avoir vu croître la menace djihadiste, elle a par ailleurs subi depuis un an trois attentats majeurs revendiqués par le groupe État islamique (EI), qui ont fait 72 morts. Ce mois-ci, des dizaines de djihadistes ont en outre attaqué des installations sécuritaires à Ben Guerdane, près de la Libye.

Plusieurs alliés européens ont promis ces derniers mois une aide sécuritaire et économique à Tunis. Paris a annoncé en janvier un plan de soutien d'un milliard d'euros sur cinq ans visant à « aider les régions défavorisées et la jeunesse ». Mais des critiques ont récemment émergé quant à un manque de concrétisation de ce soutien international. « Il y a des aides qui sont déjà importantes », a rétorqué Jean-Marc Ayrault. Mais « il faut que les projets sortent (...), ils ne sont pas tous prêts », a-t-il ajouté, assurant que Paris était prêt à « accompagner la Tunisie pour leur mise en oeuvre ».

« Et puis, si cette aide n'est pas suffisante, la France s'engage à mobiliser l'UE pour monter d'un cran ou même de deux », a-t-il poursuivi. Jean-Marc Ayrault, qui doit notamment rencontrer vendredi le président Béji Caïd Essebsi, participera par ailleurs aux cérémonies du premier anniversaire de l'attentat du musée du Bardo, dans lequel vingt et un touristes (dont quatre Français) et un policier ont été tués.
Vendredi 18 Mars 2016 - 08:31

Source AFP




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