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La France se retient sur le quatrième mandat de Bouteflika




Lorsque, commentant les évolutions politiques et sécuritaires extrêmement inquiétantes de l'époque en Algérie, Le socialiste Lionel Jospin alors premier ministre lança cette phrase pour mieux éclairer le silence des autorités françaises :" La France est contrainte dans son expression et son actions vis-à-vis de l'Algérie" , rares étaient ceux qui avaient pu souligner avec pertinence le message français. Aujourd'hui cette posture d'attente, de non commentaire par omission prend toute son ampleur. Historiquement et politiquement proche de l’Algérie, la France ne peut rien dire sur le quatrième mandat d’Abdelaziz Bouteflika sans que cela ne déchaîne la plus aiguë des passions.

Par Mustapha Tossa




Cette réalité a été constatée par beaucoup. Alors que le débat faisait rage sur l'opportunité de présenter à un quatrième mandat un homme manifestement diminué par les affres de son AVC, incapable de terminer, dans des conditions décentes, son troisième mandat, la France observait un silence lourd de signification sur cette évolution. Elle choisit les mots avec une pincette brûlante pour exprimer la distance la plus neutre, l'objectivité la plus artificielle à l'égard d'un événement qui allume les passions algériennes, maghrébines et françaises.

Et pourtant s'il y a bien un pays qui connaît dans les plus intimes les détails de la réalité médicale du président algérien, c'est bien la France. Depuis le début de ses soucis de santé, A. Bouteflika a pris une grande habitude à fréquenter les hôpitaux français, dégoupillant par la même occasion une salve de critiques acerbes de la part de son opinion la plus nationaliste qui ne comprend pas qu'on ait pu livrer une bataille aussi terrible pour se séparer de la France pour venir s'y réfugier dans ses hôpitaux cinquante ans après.

Il est vrai que le positionnement français à l'égard de Bouteflika est des plus ambigus. Lorsque le premier ministre français Jean Marc Ayrault effectua une visite de travail à Alger, il se livra à un exercice de communication des plus tortueux avec l'objectif de crédibiliser politiquement l'option d'un quatrième mandat. Heureusement les médias français étaient à l'affût. "Le Petit journal" de Canal plus en démonta les ressorts dans un grand éclat de rire qui avait mis les responsable français en porte à faux avec la logique de l'intérêt supérieur de l'Etat qu'ils portaient en bandoulière chaque fois qu'il s'agit de la question algérienne et de ses multiples facettes.

Depuis, un grand silence régit la parole française. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères qui, crise syrienne et ukrainienne et centrafricaine oblige, était sur tous les fronts médiatiques, évita soigneusement de parler de l'Algérie et du quatrième mandat de Bouteflika. Le Quai d’Orsay contracta au maximum sa digression sur l'Algérie. Quant à François Hollande, depuis sa boutade sur l'Algérie et son ministre de l'intérieur Manuel Valls qui en est revenu sain et sauf et le tourbillon médiatique et politique qu'il a provoqué, il tourne sa langue sept fois avant parler de l'Algérie.

Il a fallu les manifestations de l'opposition algérienne contre ce quatrième mandat et les grands risques de dérapages sécuritaires pour que Paris s'exprima via l’agence Reuters: "Nous souhaiterions que la liberté de la presse et d’expression soit respectée en Algérie (... ) Le droit de manifester de manière pacifique fait partie des libertés fondamentales et nous espérons que ces libertés essentielles soient respectées en Algérie comme dans le reste du monde".


Il paraît clair aujourd'hui que la diplomatie française a délibérément choisi de ne pas se mêler ouvertement des affaires domestiques algériennes. La relation est encore trop abrasive, le tempérament trop effervescent pour se permettre ce grand luxe de trancher une position. Elle préfère se réfugier dans le gris du silence et du non commentaire. Même si lors de rencontres off, de nombreux responsables ne cachent pas leurs incertitudes et leurs inquiétudes sur les évolutions potentielles de l'Algérie. La gauche française, celle qui n'est pas au gouvernement, traditionnellement si prompt à dégainer de violentes charges contre les pays du Maghreb, observe elle aussi un grand silence contraint.

Lundi 17 Mars 2014 - 16:09



Lundi 17 Mars 2014 modifié le Lundi 17 Mars 2014 - 16:22


1.Posté par Adel le 17/03/2014 16:33 | Alerter
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Personne n'a le droit de se meler des affaires internes de l'Algérie. L'Algérie a l'habitude de régler ses problèmes internes. Si aujourd'hui, il y a des opposants algeriens contre le 4 eme mandat présidentiel, ce sont les urnes qui trancherons. Vive l'Algérie et vive la jeune démocratie naissante.

2.Posté par dz power le 17/03/2014 23:33 | Alerter
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Votre méconnaissance de l' Algérie et de sa situation politique me désole et me désespère votre nationalisme que l'on peut apprécier, vous déconnecte de la réalité politique dans la quelle se trouve votre pays actuellement et personne ne souhaite se mêler des affaires et problèmes dans les quels se trouve l' Algérie mais force es de constater que 100% des émissions tv ou radio en Europe avec 90 % de participants Algériens (ministres; opposants politologues de renommé internationale et journalistes indépendants) disent tous la même chose les élections ne sont pas libre en Algérie, et que le pouvoir en place s' arrange toujours a transformer en sa faveur. Par conséquent les urnes ne servent a rien: et je regrette de vous dire que vous ne faite pas partie de cette démocratie naissante parce que votre rôle est visiblement de soutenir le pouvoir en place, qui n' autorise même pas de simple manifestations anti 4 eme mandat , sans les réprimer a la matraque et aussi d' empêcher les médias non acquis au régime en place comme al atlas TV.

3.Posté par boulette le 21/03/2014 15:10 | Alerter
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l Algérie aime son sont Président qui oeuvre a sortir développer le pays pas chose facile quand il a pris le pouvoir l Algérie été phase terminal et beaucoup lui reproche sa réussite et c pas chose facile mais les hommes en général ont la mémoire courte bonne continuation Mr le président c pas facile mais il y arrive que les mauvais âmes voient le verre a moitie vide ou vide. tant pis pour eux un 4eme ou même un 5eme je vote pour lui pour que les algériens reste vivre chez eux la ou ils sont le mieux un belle avenir attend l Algérie incha allah.

4.Posté par chamsa le 21/03/2014 18:29 | Alerter
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vive le president mr bouteflika et je vote pour lui mais les arabes oublier tout de suite la bonne main qui les a aider vive algerie

5.Posté par Noa le 21/03/2014 18:34 | Alerter
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Aimez votre président autant que vous voulez. personne ne vous conteste ce droit. Vous voulez une momie à la tête de l'Etat, c'est votre affaire. Le rajeunissement de l'élite politique algérienne, ce n'est ni pour aujourd'hui ni pour demain. Mais de grâce arrêtez de donner des leçons au monde entier. La démocratie algérienne est malade et usée. Quant à la France, elle a la trouille de perdre quelques marchés. Alors elle ferme les yeux et la bouche, et se fait sélective dans ses sorties médiatiques. Dommage !!!!

6.Posté par boulette le 21/03/2014 20:21 | Alerter
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quelle démocratie ou il y a une démocratie dans se monde ou dite moi ou svp. merci

7.Posté par France74 le 23/03/2014 10:23 | Alerter
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Pourquoi ne pas faire comme le film retour dans le futur" et renvoyer avec un bon coup de pied au derrière M. Bouteflika et cie?c'est un homme du passé, un passé qu'on a tendance à oublier, celui de la guerre froide où ce monsieur et son FLN excellaient dans les coups bas dans son propre pays et dans ce mouvement appelé à l'époque "pays non-alignés" ,mouvement qui n'avait de non aligné que le nom, puisque l'Algérie était bien alignée sur le bloc de l'Est et était à la botte de l'ex URSS.l'Algérie n'a t elle pas besoin d'un jeune président plutôt tourné vers l'avenir?

8.Posté par satipo le 23/03/2014 23:39 | Alerter
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l'algerie a besoin d'un président plus jeune mais qui continue a appliquer la politique de bouteflika et de proteger l'algérie de ses ennemies extérieur...

9.Posté par Lakhdar le 24/03/2014 14:41 | Alerter
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L'Algérie n'est pas menacée par ce qu'on vous fait croire: main étrangère, ennemis d'ailleurs, la France, le Maroc ... L'ennemi qui menace l'Algérie, c'est son pouvoir caduc, c'est le pillage des richesses gazières et pétrolières, c'est le système DRS + FLN + Bouteflika. C'est attend l'Algérie, c'est l'implosion d'après le quatrième mandat du système mafieux. Je tremble...

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