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La France appelle les Grecs à dire "vite et sans ambiguïté" s'ils choisissent ou non de conserver leur place dans la zone Euro


Mercredi 2 Novembre 2011 modifié le Mercredi 2 Novembre 2011 - 22:29




La France appelle les Grecs à dire "vite et sans ambiguïté" s'ils choisissent ou non de conserver leur place dans la zone Euro
Les Grecs doivent dire "vite et sans ambiguité" s'ils choisissent ou non de conserver leur place dans la zone Euro, a déclaré mercredi le chef du gouvernement français, François Fillon, qui regrette l'annonce "unilatérale" de son homologue grec d'un référendum sur l'accord européen de sauvetage de la Grèce.

"Les Grecs doivent comprendre que l'Europe ne peut pas rester de longues semaines suspendue à la réponse qu'ils donneront au référendum", a-t-il dit devant l'Assemblée nationale française.

A l'initiative de la France et de l'Allemagne, le Premier ministre grec, Georges Papandréou a été convoqué pour une réunion d'urgence mercredi soir à Cannes, avant l'ouverture du Sommet de G20, où il sera question d'examiner avec lui et l'ensemble des Institutions européennes ainsi que le Fonds monétaire international (FMI) les conditions dans lesquelles les engagements pris dans le cadre du nouvel accord de sauvetage de la Grèce seront tenus.

Il ne s'agit pas, selon Fillon, de reprocher au chef du gouvernement grec de vouloir organiser un référendum, mais le fait d'"avoir négocié pendant des heures et des heures pour aboutir à un accord signé à l'unanimité sans jamais indiquer à ses partenaires de l'Union européenne, la possibilité d'organiser ce référendum".

"Nous regrettons cette annonce prise de façon unilatérale sur un problème qui engage tous les partenaires de la Grèce", a-t-il dit. Cette initiative qui "a surpris toute l'Europe", prévient-il, peut être "très lourde de conséquences pour la Grèce d'abord et pour l'Europe elle-même".

Il considère que s'il doit y avoir un référendum, il faut que ses termes "soient clairs: entre la solidarité européenne qui est offerte en contrepartie d'efforts et le choix de la faillite nationale, il faut choisir". "Il n'y a pas de solution simple et immédiate au problème de la Grèce. Il y a un chemin du redressement qui sera nécessairement long et qui exigera des sacrifices importants mais dans lequel les Etats européens sont prêts à jouer leur rôle aux côtés de ce pays", a-t-il assuré.

Adopté le 26 octobre dernier à Bruxelles, le plan anticrise européen prévoit la mise en place d'un nouveau programme pluriannuel d'aide de l'Union européenne et du FMI à la Grèce, doté d'un financement à hauteur de 100 milliards d'euros. Un accord a également été trouvé avec le secteur privé permettant, de manière volontaire, de ramener la dette grecque sur une trajectoire soutenable, grâce à un abandon de 50 % de la dette détenue par les créanciers privés, soit un abandon de créance d'environ 100 milliards d'euros. Les Etats membres de la zone euro se sont déclarés prêts à contribuer à l'ensemble des mesures relatives à la participation du secteur privé à hauteur de 30 milliards d'euros.

Dans ce cadre, le chef du gouvernement français a indiqué avoir réuni mercredi matin les représentants des principales banques françaises pour leur demander d'"être exemplaires" dans la mise en oeuvre des conditions de l'accord, en renforçant notamment leurs fonds propres à hauteur de 8,8 milliards d'euros "dans les meilleurs délais" afin de "rassurer les investisseurs et de protéger la France contre tous les aléas".



Mercredi 2 Novembre 2011 - 21:30

Atlasinfo avec agences




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