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L'idée britannique de baisser l'impôt sur les sociétés n'est "pas une bonne initiative" (Moscovici)


Mardi 5 Juillet 2016 modifié le Mardi 5 Juillet 2016 - 20:02




La proposition du ministre britannique des Finances, George Osborne, de réduire l'impôt sur les sociétés à moins de 15% pour contrer les effets du Brexit n'est pas "une bonne initiative", a estimé mardi le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici.

"Nous ne devons pas être dans la concurrence fiscale exacerbée entre nous ou dans le dumping fiscal", a-t-il déclaré à la radio française Radio Classique.

Cette proposition, si elle se concrétise, "signifie aussi une perte de recettes absolument considérable pour le Trésor britannique dans une situation où il y a déjà des déficits beaucoup trop élevés en Grande-Bretagne, sur lesquels désormais les marchés et les agences de notation vont jeter un regard plus important puisque que ce ne sera plus dans le cadre de l'Union européenne", a-t-il ajouté.

Toutefois, a nuancé le commissaire, "j'attendrai que le Parti conservateur ait un vrai leader, ce ne sera pas (George Osborne) qui préparera le prochain budget de la Grande-Bretagne".

George Osborne a annoncé dimanche soir vouloir réduire drastiquement l'impôt sur les sociétés pour encaisser le choc du Brexit, qui fait planer le risque d'un coup de frein à l'économie voire d'une récession. Il a déclaré vouloir faire faire du Royaume-Uni une "économie super-compétitive".

"Soyons vigilants mais en même temps ne soyons pas non plus inquiets à l'excès", a avancé M. Moscovici.

La démission de Nigel Farage de la tête du parti europhobe Ukip "prouve que les partisans du Brexit ne savaient pas ou ils allaient, qu'ils n'avaient pas de plan pour le jour du lendemain", a estimé M. Moscovici.

Cette décision, couplée à celle de Boris Johnson, le leader du camp du Brexit, de ne pas briguer le poste de Premier ministre, "est un aveu d'irresponsabilité, un aveu d'échec", a-t-il avancé.

"Je le dis aussi à ceux qui seraient tentés par un référendum en France, qu'un référendum ca blesse, ca brule, ca divise, et ca ne débouche pas sur des solutions", a justifié M. Moscovici.


Source AFP
Mardi 5 Juillet 2016 - 09:23





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