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L’huile d’Argan, un nectar rare venu du Maroc


Lundi 26 Juillet 2010 modifié le Lundi 26 Juillet 2010 - 12:34

Fini le temps où l’huile d’argan était vendue à travers des circuits anarchiques, non contrôlés et donc présentant de nombreux risques au niveau de la qualité et de l’hygiène. Désormais, ce nectar rare et précieux est reconnu par les pouvoirs publics comme étant un produit de large consommation, labélisé et certifié.




L’huile d’Argan, un nectar rare venu du Maroc
Il est vrai que le label IGP (Indication géographique protégée), qui atteste de la fiabilité de l’huile d’argan au niveau national et international a été institué par le gouvernement depuis janvier 2009, mais ce n’est qu’il y a quelques semaines (22 juin 2010) que cinq coopératives marocaines ont officiellement décroché ce label. C’est le fruit d’un travail de longue haleine entamé depuis plusieurs années au niveau de la filière d’argan avec l’implication d’intervenants institutionnels et élus ainsi que les membres des coopératives concernées.

Plusieurs experts, notamment français, ont été associés à la mise au point du cahier des charges de l’IGP. Il faut dire qu’après l’institution de ce label, reconnu également en Europe et sur les marchés internationaux, les grandes marques mondiales de cosmétique importent cette huile du Maroc pour l’utiliser dans la composition de leurs produits de beauté destinés essentiellement aux femmes. Parmi ces grandes marques mondiales, on peut citer le géant L’Oréal, qui a découvert dans l’huile d’argan un usage efficace et pertinent pour le traitement de nombreux problèmes de la peau.

Aujourd’hui demandée par toutes les femmes du monde, cette huile magique, aux vertus cosmétiques et dermatologiques certaines, est tirée de l’arganier, arbre endémique du Maroc, présent essentiellement au sud-ouest du pays entre Agadir, Essaouira et Taroudant. En plus de son usage pour les soins cosmétiques en raison de sa richesse en vitamine E et en antioxydants, elle est également utilisée dans la cuisine traditionnelle de cette région.

Il existe deux types d’huile d’argan selon que les amendons (graines) sont ou non torréfiés avant utilisation. L’huile alimentaire, plus sombre et au goût plus prononcé, à cause de la torréfaction, s’utilise comme une huile habituelle pour préparer les aliments, mais ne doit pas être portée à haute température. Elle est très nutritive et constitue, avec des amandes pilées et du miel, une pâte très nourrissante souvent consommée au petit déjeuner. Les qualités organoleptiques font incontestablement de l’huile d’argan une huile précieuse pour l’art culinaire.

Elle est utilisée dans l’alimentation car son goût d’amande et de noisette, dû à une légère torréfaction, rehausse la saveur des plats, comme le couscous et les poissons.
D’après des études scientifiques et médicales menées par plusieurs équipes de chercheurs, l’huile d’argan permet la stabilité de l’hypercholestérolémie, stimule les cellules cérébrales et le fonctionnement du foie et protège le tissu conjonctif. Signalons qu’il s’agit de l’huile alimentaire la plus chère au monde, dont le prix au litre atteint aujourd’hui 400 dirhams et en Europe, environ 1.700 dirhams. Ce prix très élevé ne l’empêche pas de s’exporter très bien et les consommateurs européens se l’arrachent. On la retrouve désormais sur les rayons des grands supermarchés au Maroc comme en Europe. La grande majorité de la production d’huile d’argan passe par le biais des coopératives féminines.

Un programme portant sur l’amélioration des conditions de travail de la femme rurale, d’une activité économique génératrice de revenu complémentaire et une gestion durable des domaines de l’argan dans le sud-ouest du Maroc. Ces coopératives sont parrainées par l’Agence de Développement social (ADS) avec le soutien de l’Union européenne.

L’Union des coopératives des femmes de l’arganéraie est la plus importante union de coopératives pour l’argan au Maroc. Elle regroupe vingt-deux coopératives que l’on retrouve un peu partout dans la région. Ces femmes s’unissent afin d’être mieux organisées et se garantissent ainsi un revenu équitable par le biais des coopératives, ce qui leur permet un meilleur cadre de vie, et un dynamisme local.

Elles assurent dans le même temps le maintien d’une tradition millénaire: l’huile d’argan artisanale pressée à la main. Une technique qui perdure et subsiste toujours dans la région du sud et c’est elle qui donne à l’huile d’argan son goût original.
Lundi 26 Juillet 2010 - 12:26

Anas Bachir




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