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L'envoi de troupes au Burundi est «inimaginable» sans le consentement de Bujumbura (responsable UA)


Dimanche 31 Janvier 2016 modifié le Dimanche 31 Janvier 2016 - 09:18




Un soldat de l'armée burundaise à Bujumbura au Burundi.
Un soldat de l'armée burundaise à Bujumbura au Burundi.
Le déploiement d'une mission de maintien de la paix de l'Union africaine au Burundi est «inimaginable» sans le consentement de Bujumbura, a déclaré le représentant spécial de l'organisation continentale au Burundi, Ibrahima Fall, dans un entretien diffusé dimanche par Radio France Internationale.

M. Fall a toutefois précisé qu'il revenait en dernier lieu aux chefs d'Etat du continent, réunis en sommet à Addis Abeba, de prendre une décision dimanche sur ce projet controversé.

«Il y a eu, je pense, une mauvaise communication. Il n'a jamais été de l’intention de l’Union africaine de déployer une mission au Burundi sans le consentement des autorités burundaises. Cela est inimaginable», a déclaré M. Fall.
Les chefs d'Etat du continent, réunis samedi après-midi pour discuter entres autres de ce projet, devaient reprendre leurs travaux à huis clos dimanche matin.

Depuis une réunion du Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l'UA vendredi, où plusieurs chefs d'Etat ont fait part de leur réticence à envoyer des troupes au Burundi sans l'accord du président Pierre Nkurunziza, la possibilité d'un renoncement de l'organisation continentale à ce projet a pris corps.

Le président Nkurunziza est farouchement opposé à cette Mission africaine de prévention et de protection au Burundi (Maprobu), qu'il a qualifiée de «force d'invasion».

«Probablement, l’une des conclusions – parce que pour le moment ces conclusions ne sont que provisoires – l'une des conclusions définitives de la réunion de ce vendredi (du CPS) sera d'envoyer une délégation de haut niveau, pour ne pas dire de très haut niveau, au Burundi pour discuter avec les hautes autorités burundaises, pour enclencher une consultation sur cette problématique», a précisé M. Fall.

En décembre, l'UA avait arrêté le principe du déploiement d'une force de 5.000 hommes pour enrayer le cycle de violences au Burundi faisant craindre de nouvelles violences à grande échelle, voire un génocide, dans ce petit pays d'Afrique des Grands Lacs marqué par une guerre civile meurtrière (300.000 morts) entre 1993 et 2006.
Plus de 400 personnes ont été tuées depuis le début de la crise au Burundi, qui a poussé à l'exil pas moins de 230.000 personnes. La capitale Bujumbura est désormais le théâtre de nombreuses exécutions extrajudiciaires, d'accrochages nocturnes réguliers, tandis que les auteurs d'un coup d'Etat avorté en mai ont promis de renverser le gouvernement par les armes si nécessaire.
Dimanche 31 Janvier 2016 - 09:16

Source AFP




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