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L'attentat de l'ambassade de France illustre la fragilité de la Libye


Mercredi 24 Avril 2013 modifié le Jeudi 25 Avril 2013 - 08:55

L'attentat de l'ambassade de France illustre la fragilité de la situation en Libye et la montée en puissance des groupes armés aux idéologies et intérêts variés, dans un contexte régional marqué par l'intervention française contre les radicaux islamistes au Mali. Après la chute du régime de Mouammar Kadhafi en octobre 2011 au terme de huit mois de conflit, les groupes radicaux ont hérité d'un important arsenal militaire.




L'attentat de l'ambassade de France illustre la fragilité de la Libye
Leur montée en puissance a été favorisée par la porosité des frontières et s'était notamment illustrée par l'attaque meurtrière du 11 septembre 2012 contre le consulat américain à Benghazi (est) qui a coûté la vie à l'ambassadeur Chris Stevens et trois autres Américains, ainsi que par plusieurs attentats contre des intérêts occidentaux.

"Certains groupes de la région ont de fortes raisons d'attaquer l'ambassade française à Tripoli, comme Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et (...) le Mouvement unité pour le Jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao)", a estimé Anthony Skinner, directeur responsable de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord à Maplecroft.

Visés par l'intervention française, les groupes armés jihadistes -le Mujao et Aqmi- avaient menacé en représailles de s'attaquer aux intérêts français.

"Il est remarquable, et peut-être pas une coïncidence, que l'attaque soit intervenue un jour après que le Parlement français a voté pour prolonger le déploiement militaire de la France au Mali", a noté M. Skinner.

Selon Mathieu Guidère, spécialiste de géopolitique du monde arabe et musulman, des chefs du Mujao et d'Aqmi auraient quitté le Mali et se trouveraient désormais en Libye. Mais pour Paris et Tripoli, "il n'y a pas de certitude".

"S'il s'agit de dire que la France est plus exposée du fait de son intervention au Mali, tout le monde en est convaincu. Mais pour établir un lien direct avec le Mali, il faut attendre, examiner les explosifs utilisés, entendre des témoins, cela prend beaucoup de temps", a indiqué une source diplomatique française sous couvert de l'anonymat.


Mercredi 24 Avril 2013 - 18:40





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