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L'ONU "très préoccupée" par les obstacles et les contraintes imposés aux ONG en Algérie


Mercredi 19 Septembre 2012 modifié le Mercredi 19 Septembre 2012 - 23:06




L'ONU "très préoccupée" par les obstacles et les contraintes imposés aux ONG en Algérie
Le Haut commissaire des Nations unies aux droits de l'Homme, Navanethem Pillay, s'est déclaré mercredi "très préoccupée" par les contraintes juridiques et administratives qu'affrontent les organisations de la société civile en Algérie;

Lors d'une conférence de presse à l'issue de sa visite en Algérie, Mme Pillay a fait part de ses préoccupations quant aux actes de harcèlement, d'intimidation et d'arrestations que subissent "fréquemment certains membres de la société civile de la part des forces de sécurité", en l'absence d'une "protection suffisante contre ces pratiques abusives".

La responsable onusienne a appelé le gouvernement algérien de "revoir les lois et les pratiques relatives aux organisations de la société civile et à la liberté de réunion et à toutes les forces de sécurité de s'abstenir de violer les instruments internationalement reconnus comme l'article 20 de la Déclaration universelle des droits de l'homme et l'article 22 du pacte international relatif aux droits civils et politiques".

Evoquant la question "sensible" des personnes disparues, Mme Pillay a appelé le gouvernement algérien à "prendre d'autres mesures pour fournir aux familles des victimes plus d'informations sur leur sort".

Le Collectif des familles de disparus en Algérie (CFDA) et l'association SOS Disparus ont déploré que des proches de disparus en Algérie qui ont tenté de s'entretenir avec Navanethem Pillay aient été "violemment réprimés par la police".

Dans un communiqué conjoint rendu public, les deux ONG ont affirmé qu'"un dispositif policier sans précédent a empêché les familles de disparus de s'entretenir avec le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'Homme".

"Lorsqu'aujourd'hui, une cinquantaine de proches des disparus se sont rassemblés devant les bureaux de la Commission nationale consultative de la promotion et la protection des droits de l'Homme (organisme public des droits de l'Homme) afin de s'entretenir avec Mme Pillay, elles ont été confrontées à un dispositif policier particulièrement violent", selon les deux associations.

Mercredi 19 Septembre 2012 - 22:56





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