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L'ONU juge la démocratie en danger de mort au Venezuela


Mercredi 30 Août 2017 modifié le Jeudi 31 Août 2017 - 09:19

La démocratie est en danger de mort au Venezuela, a estimé mercredi l'ONU, au lendemain des déclarations du président français qualifiant le régime du président Nicolas Maduro de "dictature", une accusation dénoncée par Caracas comme une "ingérence" dans ses affaires intérieures.




Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Zeid Ra'ad Al Hussein.
Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Zeid Ra'ad Al Hussein.
A l'occasion de la publication à Genève d'un rapport accablant sur la situation des droits de l'homme au Venezuela, le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme s'est interrogé sur la survie de la démocratie dans ce pays, dont il accuse le gouvernement de "réprimer des voix critiques et d'instiller la peur parmi la population".

La veille, le président français Emmanuel Macron avait été encore plus loin, qualifiant le régime du président Nicolas Maduro de "dictature".

Interrogé par les journalistes sur ce commentaire, le Haut-Commissaire Zeid Ra'ad Al Hussein a été plus mesuré. Il a reconnu qu'il y avait eu "une érosion de la vie démocratique" qui "doit être à peine vivante, si elle est encore en vie".

Le ministère vénézuélien des Affaires étrangères a qualifié mercredi de "lamentables" les propos du président Macron et dénoncé une "ingérence claire" dans les affaires intérieures du pays. Il n'a toutefois pas réagi aux déclarations du Haut-Commissariat.

Lors d'un point de presse à Paris, le ministère français des Affaires étrangères a demandé aux autorités vénézuéliennes de "donner très rapidement des gages en matière de respect de l'État de droit et des libertés fondamentales".

Le Haut-Commissariat a publié mercredi un rapport accablant sur la situation au Venezuela, notamment sur la répression des manifestations de l'opposition.

Le document dénonce "une volonté politique de réprimer des voix critiques et d'instiller la peur parmi la population, afin de mettre un terme aux protestations".

"Le recours généralisé et systématique à une force excessive pendant les manifestations, et la détention arbitraire de manifestants et d'opposants politiques présumés, indiquent qu'il ne s'agit pas d'actes isolés et illégaux de la part de quelques officiers", souligne le rapport.

M. Zeid a averti que la crise économique et sociale persistante et les tensions politiques croissantes risquent d'aggraver la situation du Venezuela.

Ce pays producteur de pétrole, en proie à une grave crise économique marquée par des pénuries de produits de première nécessité, est le théâtre de manifestations depuis avril contre le président Maduro qui ont fait près de 130 morts.

Avec AFP


Mercredi 30 Août 2017 - 17:39





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