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L'Algérie, "grande perdante" de la chute du régime de Kadhafi


Vendredi 16 Septembre 2011 modifié le Vendredi 16 Septembre 2011 - 14:49




Le président algérien Abdelaziz Bouteflika
Le président algérien Abdelaziz Bouteflika
L'Algérie est sortie "grande perdante" de la chute du régime du colonel libyen Mouammar Kadhafi, qui a toujours été un "allié de premier plan" du pouvoir en place à Alger, affirme le politologue français Zaki Laïdi, Directeur de recherches à Sciences Po.

"La chute de Kadhafi établit désormais un continuum géopolitique proto-démocratique, fragile mais prometteur, allant de l'Egypte au Maroc, à l'exception de l'Algérie, grande perdante de la chute du régime libyen", écrit le chercheur, vendredi, dans une tribune au quotidien économique français "Les Echos".

Cet auteur notamment de "Le monde selon Obama" (2010) et "La norme sans la force" (2008), soutient que "la Libye (de Kadhafi) a toujours été un allié de premier plan du régime algérien, dont l'obsession est de contenir le Maroc". "En 1969, le régime algérien fut le premier à reconnaître le régime de Kadhafi", rappelle le politologue, ajoutant qu'"en 2011, le chef de la diplomatie marocaine (Taieb Fassi Fihri) a été le premier responsable arabe à se rendre à Benghazi après la chute de Tripoli". "Tout est dit", résume-t-il.

Dans sa tribune intitulée "La Libye, révélateur des fractures diplomatiques mondiales", l'auteur soutient que "le dénouement provisoirement heureux de la crise libyenne a confirmé qu'une intervention étrangère couplée à une dynamique locale pouvait faire la différence sur le terrain".

Il relève, toutefois, que "les leçons de cette crise meurtrière sont forcément ambivalentes", évoquant notamment la réaction de la Ligue arabe qui semble être entrée dans une "ère réellement nouvelle", "la ligne de fracture considérable entre l'Occident et les pays émergents que l'on appelle les BRICS" (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud).

"Le premier a, quoi qu'on dise, a adopté une attitude conforme à ses valeurs, malgré d'évidentes arrière-pensées, tandis que le second continue à défendre une définition dépassée de la souveraineté des Etats", ajoute-t-il, en concluant que "la réalité internationale se transforme beaucoup moins rapidement que l'on pense".




Vendredi 16 Septembre 2011 - 13:41

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1.Posté par Farid Mnebhi le 19/09/2011 11:47 | Alerter
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En réponse à cette intervention de Monsieur Zaki Laidi, que j''approuve
totalement, qu''il me soit permis d''ajouter mon humble analyse sur cette même
question.

L’Algérie devenue un facteur de trouble majeur
dans la région du Maghreb et du Sahel

Au suivi des évènements qui ont secoué la scène arabe et maghrébine ces
derniers mois, il m’a été permis de constater que l’Algérie a joué un
rôle pour le moins trouble et intéressé.

Intéressé sur le plan interne, en raison de graves problèmes
politico-socio-économiques et sécuritaires, mais aussi, et surtout au plan
externe, du fait de ses dérapages diplomatiques à répétition.

Je n’interviendrais que sur le deuxième point. Le premier je le laisse au
peuple algérien pour en faire sa propre analyse et en tirer ses propres
conclusions.

Ci-après les éléments essentiels de mon analyse sur l’attitude des plus
hautes autorités algériennes :

1/ les évènements qui ont conduit à la chute de Kadhafi ont fait que de
nombreuses armes, munitions, de toutes sortes, et véhicules militaires sont
tombés entre les mains de terroristes de l''AQMI,
2/ le laxisme des autorités algériennes en matière sécuritaire dans la
région lors de ces évènements, qui s’expliquent pour des raisons de
leadership régional et d''incompétence en matière de lutte anti-terroriste, a
largement favorisé ce phénomène,
3/ l''Algérie, consciente qu''elle perdait un allié stratégique dans la
région, a largement contribué à activer ses réseaux touaregs au Mali, au
Niger, en Libye et chez elle afin de semer des troubles dans la région du
Sahel.
Le Dernier en date est celui qui a opposé des trafiquants de drogue dure entre
groupes touaregs proches d''Alger et rebelles du Polisario à la frontière
malio-nigéro-algérienne pour le partage du pactole,
4/S''agissant du Polisario, il est devenu de notoriété publique que
l''Algérie a débauché des centaines de rebelles polisariens pour combattre
auprès des forces pro-kadhafi contre monnaie sonnante et trébuchante, mais
surtout pour s''approvisionner en armes, munitions et véhicules afin de
soutenir les terroristes de l''AQMI,
5/ Tous ces éléments expliquent le rejet des autorités algériennes à voir
le Maroc et la Libye participer à la conférence sur la sécurité au Sahel,
tenue à Alger les 07 et 08 septembre 2011,
6/ au vu des éléments apportés, ont peut donc conclure que de par son
attitude les plus hautes autorités algériennes, politiques et militaires,
compromettent gravement la sécurité au Maghreb et au Sahel et favorisent la
recrudescence du terrorisme dans la région maghrébine et sahélienne.

L’objectif ultime étant de s’ériger en acteur incontournable sur la
scène africaine, arabe et musulmane.

2.Posté par Zzin le 24/09/2011 18:39 | Alerter
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En rejettant tout le Maghreb,les responsables algériens aggravent leur situation d'isolement et montrent que leur seul et unique principe est la haine et la déstabilisation du Maroc .

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