Atlasinfo.fr: l'essentiel de l'actualité de la France et du Maghreb
Rubriques
Atlasinfo.fr Atlasinfo.fr





L'Algérie exclut de négocier avec les preneurs d'otages


Mercredi 16 Janvier 2013 modifié le Mercredi 16 Janvier 2013 - 23:44




L'Algérie exclut de négocier avec les preneurs d'otages
Le gouvernement algérien a exclu mercredi de négocier avec les islamistes qui retiennent des dizaines d'otages, dont des étrangers, sur une installation gazière dans le sud-est du pays.

Les autorités algériennes "ne répondront pas aux revendications des terroristes et refusent toute négociation", a déclaré à la télévision nationale le ministre algérien de l'Intérieur, Daho Ould Kablia, cité par l'agence APS.

Un Britannique et un Algérien ont été tués et six autres personnes ont été blessées lors de l'attaque menée mercredi par une vingtaine d'hommes contre le bus d'un complexe gazier du sud de l'Algérie, a également annoncé le ministre algérien de l'Intérieur.
"Il y a eu deux morts, un Algérien et un Britannique", a dit le ministre qui a fait état d'un Britannique, un Norvégien et un Ecossais blessés, ainsi que deux gendarmes et un agent de sécurité algériens dans l'attaque, suivie d'une prise d'otages.

"Nous sommes des membres d'Al-Qaïda et nous sommes venus du nord du Mali", a assuré l'un des combattants, joint par téléphone, à l'AFP, ce qu'a démenti le ministre algérien de l'Intérieur, Dahou Ould Kablia, affirmant qu'il s'agissait d'un groupe d'"une vingtaine d'hommes issus de la région".

Les assaillants ont dit être sous les ordres de Mokhtar Belmokhtar, dit "le borgne", un des chefs historiques d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qu'il a introduit dans le nord du Mali. "Le borgne" a cependant été récemment écarté du groupe jihadiste et a créé sa propre katiba (unité combattante).

Au Mali même, les forces spéciales françaises ont combattu "au corps à corps" avec les islamistes à Diabali (ouest) où l'armée malienne était également présente, selon des sources de sécurité régionales.

Diabali, à 400 km au nord de Bamako, a été prise lundi par les islamistes, qui y seraient dirigés par l'Algérien Abou Zeid, un des chefs d'Aqmi.

La progression vers le Nord des troupes françaises et les combats au sol constituent une nouvelle étape dans l'engagement de Paris après des raids aériens menés depuis le 11 janvier dans le centre et le nord du pays pour empêcher une avancée des islamistes vers la capitale Bamako (sud).

La localité de Diabali a été bombardée à plusieurs reprises mardi par l'aviation française, mais les islamistes ne l'ont pas pour autant totalement quittée et, selon divers témoignages, ils cherchent à se fondre dans la population dont ils se servent comme bouclier.
Dans cette zone, "nous avons les groupes les plus durs, les plus fanatiques, les mieux organisés, les plus déterminés et les mieux armés", selon le ministre français de la Défense,

La menace d'attentat et d'enlèvement, liée à la situation au Mali, s'accroît "encore tout particulièrement" dans la zone sahélienne, a indiqué mercredi le ministère des Affaires étrangères. Plus de 800 soldats français sont d'ores et déjà déployés au Mali, et leur nombre devrait à terme s'élever à 2.500.

Mercredi 16 Janvier 2013 - 19:44





Nouveau commentaire :
Twitter