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Jean-Marie Le Pen: "le Rassemblement Bleu Marine, c'est pour les tièdes. Les chauds vont au FN"


Vendredi 5 Octobre 2012 modifié le Vendredi 5 Octobre 2012 - 18:43




Jean-Marie Le Pen: "le Rassemblement Bleu Marine, c'est pour les tièdes. Les chauds vont au FN"
Le Rassemblement Bleu Marine, "c'est pour les tièdes. Les chauds vont au FN", a lancé vendredi Jean-Marie le Pen dans une interview au JDD.fr, alors que sa fille Marine entend ainsi poursuivre sa stratégie de dédiabolisation du Front national.

Les statuts de ce rassemblement, présidé par Marine Le Pen, viennent d'être déposés. Il "a vocation à dépasser le Front national par ce grand rassemblement des patriotes, que nous appelons de nos voeux, mais pas à le remplacer", a expliqué la présidente du FN Marine Le Pen sur itélé vendredi.

"Dans le rassemblement Bleu marine, il y aura un certain nombre de partis politiques, il y aura aussi des personnalités qui nous rejoindront demain, comme elles nous ont rejoint hier: le professeur Lebreton, Gilbert Collard, etc"... "Je crée un rassemblement car je pense que c'est ainsi que nous pouvons accéder au pouvoir, parce que je pense que ce rassemblement a vocation à attirer à lui des patriotes de droite et de gauche", a expliqué Mme Le Pen.

"Laissez venir à nous les petits hommes politiques", a ironisé de son côté Jean-Marie Le Pen sur le JDD.fr. "Je souhaite qu'ils aillent directement au Front national, qui est le coeur du système", a réaffirmé le fondateur du FN, mouvement qui fêtait son 40e anniversaire ce vendredi. "Malgré quelques avatars issus de trahisons, de désertions, de scissions, le FN est toujours là et représente six millions de voix", s'est-il félicité.

Interrogé sur les candidats à la présidence de l'UMP François Fillon et Jean-François Copé et sur un éventuel rapprochement, à l'avenir, entre UMP et FN, Marine Le Pen a rétorqué que "ni l'un ni l'autre ne veulent discuter avec le Front national, c'est clair".

"En revanche, je crois qu'une grande partie de leurs adhérents veulent discuter", a-t-elle estimé, en rappelant que "selon un sondage, 50% des électeurs UMP voudraient qu'il puisse y avoir des accords locaux, et 30% des alliances".

"Ils ne comprennent pas que l'UMP nous traite comme des parias (...) alors même qu'ils tiennent de plus en plus, en tout cas sur un certain nombre de sujets, le même discours que nous", a-t-elle déploré.


Vendredi 5 Octobre 2012 - 13:13

Avec AP




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