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Jean-Marc Ayrault, un Premier ministre germanophile


Mardi 15 Mai 2012 modifié le Mercredi 16 Mai 2012 - 06:42




Jean-Marc Ayrault, un Premier ministre germanophile
Jean-Marc Ayrault a été nommé mardi au poste de Premier ministre, a annoncé le secrétaire général de l'Elysée Pierre-René Lemas.

Agé de 62 ans, M. Ayrault a été le conseiller spécial du candidat Hollande durant sa campagne. Discret, il a la réputation de bien s'entendre avec le président socialiste. Au Palais Bourbon, durant la dernière législature, l'élu de Loire-Atlantique occupait la place 508, le député de Corrèze le siège 509.

Président du groupe PS à l'Assemblée nationale, il s'est défendu d'être autoritaire. "J'ai de l'autorité - et c'est pas la même chose - parce qu'il faut quand même qu'il y ait un patron", a-t-il considéré dans un entretien mis en ligne sur son site. "Il faut exercer son pouvoir et son autorité mais, en même temps, je ne conçois pas cela sans un travail collectif".

Jean-Marc Ayrault est né le 25 janvier 1950 à Maulévrier (Maine-et-Loire), d'un père teinturier et d'une mère femme au foyer. Après une licence d'allemand à Nantes, il passe le CAPES et épouse en 1971 Brigitte Terrien, une fille d'agriculteurs, qui deviendra aussi enseignante. Le jeune couple habite un temps dans le gigantesque ensemble HLM du Sillon de Bretagne, à Saint-Herblain, ville limitrophe de Nantes. Ensemble, ils auront deux filles: Ysabelle et Elise.

Aux cantonales de 1976, cinq ans après avoir adhéré au PS, le prof d'allemand se soumet pour la première fois à l'épreuve des urnes. Il est élu conseiller général de Loire-Atlantique. L'année suivante, il devient, à 27 ans, maire de Saint-Herblain.

En 1986, il entre à l'Assemblée nationale, où il se fera réélire comme député de Loire-Atlantique à chaque législative (1988, 1993, 1997, 2002, 2007).

Trois ans plus tard, le PS lui demande de renoncer à Saint-Herblain pour mener la bataille municipale à Nantes afin de reprendre la ville à la droite. Sa liste de rassemblement de la gauche l'emporte et il devient, à 39 ans, maire de la septième ville de France (sous son mandat, Nantes se hissera au sixième rang). Là encore, il conservera son poste à chaque élection (1995, 2001, 2008).

Après la dissolution ratée de Jacques Chirac en 1997, la gauche devient majoritaire au Palais Bourbon et le député-maire de Nantes se voit confier la présidence du groupe socialiste à l'Assemblée. Durant cette législature sont votés les 35 heures, les emplois jeunes, la Couverture maladie universelle (CMU) et la prime pour l'emploi.

En 2002, la gauche bascule dans l'opposition. Toujours dirigés par Jean-Marc Ayrault, les députés socialistes combattent la libéralisation du travail dominical, le bouclier fiscal et la réforme des retraites.

Pendant tout ce temps, à Nantes, le maire a imprimé son empreinte. Il a fait ériger sur les quais de la Loire un mémorial dédié à l'abolition de l'esclavage pour que la ville assume enfin son passé de port négrier. Il a fait rénover le château des Ducs de Bretagne. Sous son mandat, la compagnie de théâtre Royal de Luxe s'est installé à Nantes et la "Folle Journée" fait résonner de la musique classique chaque année depuis 1995.

Un parcours abouti, pour quelqu'un qui se dit d'une "timidité naturelle" et qui assure être entré en politique sans ambition de faire carrière. Il l'affirme: "í‡a ne m'avait pas du tout effleuré l'esprit, franchement!" .




Mardi 15 Mai 2012 - 16:19





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