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"Je n'aime pas les Arabes": le déluge d'insultes d'un patron à son employé" (vidéo)


Vendredi 9 Octobre 2015 modifié le Vendredi 9 Octobre 2015 - 18:43

Dans une vidéo filmée en caméra cachée et diffusée ce jeudi soir dans Complément d'enquête sur France2, le responsable d'une entreprise de transports insulte son employé Mustapha hurlant sa haine à l'égard des Arabes.




La scène se passe sur le parking d'une entreprise de transports entre un patron et un employé, Mustapha. Et le discours de l'employeur est d'une violence inouïe.

Mustapha, qui endure depuis des semaines les brimades de son chef, a filmé avec son téléphone portable une scène d'une violence bestiale. Pendant une demi-heure, ce chauffeur dans une entreprise de transport routier va subir un déluge d'insultes de la part de son patron.

– Où est-ce que t'as eu ton permis, toi ? Tu l'as eu en France, ton permis ? Non. Tu sais pas rouler un camion. Ecoute, Mustapha : tu rentres dans le rang... ou tu dégages ! (il crie) Tu dégages !

"Depuis qu'un patron s'est fait trancher la gorge, j'en ai jusque-là !" "Mais j'ai rien dit, moi ! L'employé tente timidement de se défendre, ce qui ne fait qu'augmenter la colère de son supérieur.

"Ferme ta grande gueule ! (...) Moi, depuis qu'un patron s'est fait trancher la gorge, j'en ai jusque-là ! T'as compris, ça ? – Mais c'est pas pareil... risque Mustafa. – Si, c'est pareil ! C'est exactement pareil ! Et j'ai envie, moi, moi... (il crie) de prendre un Arabe et de crac !, et de le mettre en haut de mon bâtiment."

"Et... t'as de la chance, poursuit le patron, enragé. Je n'aime pas les Arabes. Je N'AIME PAS les Arabes. Alors fais gaffe à toi, hein !"


Sollicité par l'équipe de Complément d'enquête, le chef d'entreprise refuse de revenir sur ses propos, ni d'exprimer des regrets. "On a rien à vous dire", conclut-il.

Injures et diffamations raciales, même non-publiques, sont punies par la loi. Un employeur coupable de discrimination risque jusqu'à trois ans de prison et 45 000 euros d'amende.

Une étude de l'Institut Montaigne publiée ce jeudi révèle par ailleurs de "fortes discriminations" à l'embauche liées à la religion, surtout envers les personnes de confession musulmane. Un candidat musulman a deux fois moins de chances d'être convoqué en entretien qu'un catholique (10,4% contre 20,8%).

Vendredi 9 Octobre 2015 - 10:25





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