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Intervention militaire au Mali: Hollande se pose en "homme de guerre"







Intervention militaire au Mali: Hollande se pose en "homme de guerre"
Ce n'est pas une surprise, en temps de guerre, même si ce n'est pas la guerre, la France se rassemble, à quelques exceptions près. Dominique de Villepin, l'homme qui avait dit « non » à la guerre en Irak, veut croire encore aujourd'hui que le dialogue politique aurait empêché l’avancée des terroristes vers Bamako.

Jean-Luc Mélenchon, lui, juge discutable le fait que le Parlement n’ait pas été informé. Mais il se trompe, car cela est par définition impossible. On ne prévient pas ses ennemis que l'on va les frapper. En outre, la Constitution est très claire : une déclaration de guerre exige un vote du Parlement, mais dans le cas d’une intervention extérieure, une Opex, comme ici au Mali, le gouvernement doit seulement informer le Parlement dans les trois jours, et il en choisit les modalités.

Ce lundi soir, Jean-Marc Ayrault reçoit donc les présidents des deux assemblées, les présidents des commissions de la Défense et des Affaires étrangères, et les présidents de groupe. Ce n'est qu'au-delà de quatre mois d'intervention que le Parlement doit être consulté, et non plus seulement informé.

Ces derniers jours, François Hollande s'est découvert, ou révélé, en chef de guerre, réveillé plusieurs fois dans la nuit, pour être informé des opérations. On le disait pusillanime, trop prudent, mais cette fois son bras n'a pas tremblé quand il s'est agit d'exercer le pouvoir régalien par excellence : le pouvoir militaire, celui qui vous pose un président. À l'Elysée, on le dit grave et déterminé.

Hollande a pris ses responsabilités, alors qu'il militait depuis plusieurs mois en faveur d'une intervention africaine. Mais l'urgence a quelque peu contrarié ses plans, la France se retrouve en première ligne, au nom de la très consensuelle lutte contre le terrorisme.

Cette séquence malienne devrait renforcer sa stature de président, dont certains de ses opposants de droite disaient qu'il en était dépourvu. Peut-il en espérer un regain de popularité ? Pour prendre un exemple récent, Nicolas Sarkozy, lui aussi, a eu sa guerre, en Libye, et le bénéfice en avait été de courte durée.

Il n'y a pour autant aucune volonté de dramatisation excessive de la part du pouvoir. L'agenda du président et de son Premier ministre ne sont pas bouleversés. Et François Hollande maintient sa visite mardi à Abou Dhabi et Dubaï.

Lundi 14 Janvier 2013 - 13:07



Lundi 14 Janvier 2013 modifié le Lundi 14 Janvier 2013 - 13:12

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