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Intervention au Mali: Le Figaro dénonce le peu d'empressement de l'Algérie


Mardi 15 Janvier 2013 modifié le Mercredi 16 Janvier 2013 - 08:43




Intervention au Mali: Le Figaro dénonce le peu d'empressement de l'Algérie
Le quotidien français +Le Figaro+ paraissant ce mardi a fustigé le "manque d'empressement" et le "peu d'implication" d'Alger devant l'intervention militaire au Mali, alors que le problème du terrorisme au Sahel est à l'origine "purement algérien".

"Décidé à circonscrire la menace hors de ses frontières, Alger a entretenu l'équivoque. Il s'est déclaré favorable à une concertation avec les pays du Sahel pour juguler les katibas, les colonnes djihadistes, mais n'a pas pesé de tout son poids pour appuyer une armée malienne faible et en partie corrompue", écrit le journal.

Notant la "similitude" qui existe entre l'Algérie et le Pakistan, le quotidien met en garde les Français contre le risque de commettre la même erreur en Afghanistan.

"Chasser les talibans de Kaboul ne suffisait pas. Il fallait aussi s'attaquer à la base arrière des islamistes au Pakistan. Contraindre le gouvernement d'Islamabad à mettre fin à son double jeu - alliance avec Washington d'une part, soutien des talibans de l'autre", explique-t-il, notant que l'"Algérie, toutes proportions gardées, joue à l'égard de son voisin malien le même rô le ambigu que celui du Pakistan en Afghanistan".

Le journal pointe "le silence" d'Alger, en rappelant que c'est le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius lui-même qui a annoncé le feu vert de survoler le territoire algérien, et comment le président François Hollande a commenté "l'apparente convergence" entre les deux pays sur le Mali, alors que le président algérien Abdelaziz Bouteflika qui le recevait en septembre, "n'a, lui, pas pipé mot".

Ce "silence traduisait, au-delà de l'autisme du régime, le manque d'empressement devant une intervention internationale", estime le journal, rappelant qu'Alger a "toujours louvoyé ces dernières années pour éviter un engagement musclé contre les groupes terroristes présents dans son arrière-cour", alors que "le problème est pourtant, à l'origine, purement algérien".

"Le peu d'implication peut aussi s'expliquer par une perte d'influence en Afrique noire depuis la guerre civile. La diplomatie algérienne a perdu sa profondeur stratégique sur le continent", ajoute la publication.

Mais si à Alger, on explique que la priorité est de sécuriser les 1400 km de frontière commune avec le Mali, "les trafics en tous genres qui enrichissent les groupes armés ont prospéré et AQMI et ses complices restent alimentés par de l'essence venue d'Algérie. Des armes et du matériel transitent par les pistes algériennes", observe le quotidien.

Le journal affirme que la maîtrise de la longue frontière qui sépare l'Algérie du Mali est "l'une des clés de la réussite de l'intervention militaire française".

"Cette porosité est l'un des éléments clés du conflit en cours. Si elles veulent donner une chance de réussir à l'opération internationale, les autorités militaires doivent donc renforcer leur surveillance dans le Sahara", ajoute-il.

Mardi 15 Janvier 2013 - 18:47





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