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Indignation de la Grande Loge féminine de France contre les violences extrêmes subies par les femmes d'Hassi Messaoud


Mardi 4 Mai 2010 modifié le Mercredi 5 Mai 2010 - 11:28




Denise OBERLIN, Grande Maîtresse de la GLFF
Denise OBERLIN, Grande Maîtresse de la GLFF
La Grande Loge Féminine de France a exprimé "avec force son indignation" à propos des agressions contre des femmes isolées, à Hassi Messaoud, au sud de l'Algérie.

"Ces femmes sont l'objet non seulement d'agressions et de viols, mais également de meurtres", s’insurge mardi la GLFF dans un communiqué.

"Indéfectiblement attachée au respect de la personne humaine, le GLFF entend dénoncer ces actes que l'on peut qualifier de +barbares+ et veut apporter son soutien aux femmes d'Hassi Messaoud", grande ville pétrolière située à quelque 800 km au sud-est d'Alger, dénonce-t-elle.

"Nous ne pouvons accepter ni le silence qui règne autour de ces violences extrêmes dont ces femmes sont victimes, alors que déjà en 2001 des faits de même nature avaient eu lieu dans cette même ville, ni l'indifférence médiatique dans laquelle ces évènements se déroulent", dit encore la GLFF.

Contre cette impunité, deux ONG, Amnesty international (AI) et l'Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) viennent de réclamer une enquête "en toute urgence".

Les victimes, des femmes en situation d’isolement et de précarité, travaillent comme femmes de ménage pour des multinationales à Hassi Massoud, une riche région pétrolière située à 627 kilomètres au sud-est d'Alger. Victimes d’attaques d’hommes armés de couteaux, de sabres, de haches ou de barres métalliques, ces femmes seules sont dépouillées de leurs maigres biens et violées, souvent, sous les yeux de leurs enfants.

Dans une lettre adressée au ministre algérien de la Justice, Amnesty international a appelé les autorités algériennes à "envoyer un signal clair qu'aucune violence contre les femmes ne saurait être tolérée" et insisté sur le fait qu'une enquête "indépendante et impartiale" doit être menée "dans les meilleurs délais. ».

Amnesty International a demandé aux autorités algériennes à se conformer aux normes internationales du droit relatif aux droits humains pour combattre la violence à l'égard des femmes.

Pour l’Organisation Mondiale Contre la Torture, la principale coalition internationale d'organisations non gouvernementales luttant contre la torture et toutes autres formes de mauvais traitements, les autorités algériennes doivent garantir 'une "enquête immédiate, efficace, exhaustive, indépendante et impartiale ".

Egalement dans une lettre ouverte au ministre algérien de la Justice, le secrétaire général de l'OMCT Eric Sottas a exprimé, lui aussi, la profonde préoccupation de son organisation " face à l'inertie de la police et des autorités compétentes suite.

Quinze associations algériennes de défense des droits et libertés ont annoncé, à Alger, le 25 avril, avoir créer le Collectif défense et solidarité (CDS) pour les femmes à Hassi Messaoud.



Mardi 4 Mai 2010 - 20:52

Hasna Daoudi




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