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Hollande veut une politique africaine fondée sur « la transparence »


Mardi 28 Août 2012 modifié le Mardi 28 Août 2012 - 22:19

Le président a tracé les grandes lignes de la diplomatie française devant 200 ambassadeurs réunis à Paris. Il la veut en rupture avec la « Françafrique » et affiche sa fermeté sur la Syrie.




François Hollande lors de la XXe conférence des ambassadeurs à l’Élysée, le 27 août 2012
François Hollande lors de la XXe conférence des ambassadeurs à l’Élysée, le 27 août 2012
Miser sur les atouts de l’Afrique pour « établir une nouvelle donne » entre la France et les pays du continent. Telle est la plus neuve des priorités de la diplomatie Hollande, qui se veut résolument en rupture avec les décennies de « Françafrique », ainsi qu’avec la vision doloriste du continent noir développée par Nicolas Sarkozy le 26 juillet 2007 dans son discours de Dakar.

Devant 200 diplomates français, réunis à Paris depuis lundi 27 août et jusqu’à mercredi 29 août, pour la « Conférence des ambassadeurs » qui, à la veille de chaque rentrée, trace les grandes lignes de la diplomatie française, François Hollande a tenu à présenter sa propre « vision » de l’Afrique. « Un continent en forte croissance, et qui le sait, et qui ne supporte plus le discours larmoyant à son endroit. Des sociétés qui se développent vite, portées par une démographie forte. Un continent où la démocratie progresse, où l’environnement et l’énergie sont autant de sujets majeurs. »

Déplacement à Kinshasa


Aussi, selon le président français « notre politique (africaine) doit être différente du passé » . Avant tout, « elle doit être fondée sur la transparence dans nos relations commerciales et économiques, la vigilance dans l’application des règles démocratiques et le respect aussi des choix souverains ». Décidé à encourager la francophonie en se rendant à Kinshasa en dépit des atteintes aux droits de l’homme par le pouvoir en République démocratique du Congo, le président français a évoqué sa « haute préoccupation » concernant le terrorisme au Sahel.

« Au nord du Mali s’est constituée une entité terroriste assumée et revendiquée comme telle, qui lance un défi à nos intérêts, à nos valeurs, à notre population » , a lancé le président, soulignant que toute l’Afrique de l’Ouest était mise en danger. Il s’est engagé à appuyer les acteurs africains et les organisations qui interviendront dans la légalité internationale.

L’Afrique, enfin, sera concernée, au même titre que le reste du monde, par le projet de transformer les diplomates en VRP des entreprises françaises, que le ministre des affaires étrangères doit détailler aujourd’hui. « Laurent Fabius vous présentera un plan d’action pour ce que nous avons appelé la diplomatie économique. L’enjeu, c’est la capacité d’être plus compétitif, de conquérir des marchés et nous devons chacun y prendre notre part », a déclaré le chef de l’État. Les ambassadeurs ont été mis en demeure de s’activer, eux aussi, pour le redressement de l’économie française.

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En Syrie, l’emploi d’armes chimiques justifierait une « intervention directe »

La situation en Syrie est « insupportable pour la conscience humaine, inacceptable pour la sécurité et la stabilité de la région » , a lancé François Hollande devant les ambassadeurs, mardi 28 août. Usant d’un langage de fermeté qu’il avait déjà employé en recevant l’opposition syrienne à Paris la semaine dernière, le président français a répété : « Bachar Al Assad doit partir. Il n’y a pas de solution politique avec lui. » Il a confirmé avoir demandé « à l’opposition syrienne de constituer un gouvernement provisoire, inclusif et représentatif » , et être totalement en accord avec la proposition turque de « zones tampon » sur les « zones libérées » du territoire syrien. Reprenant à son compte la position de Barack Obama, François Hollande a déclaré que « l’emploi d’armes chimiques par le régime serait pour la communauté internationale une cause légitime d’intervention directe » .

Mardi 28 Août 2012 - 22:15

Source La Croix




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