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Hollande juge "indigne" une attaque contre sa compagne Valérie Trierweiler


Jeudi 26 Avril 2012 modifié le Jeudi 26 Avril 2012 - 20:58




Hollande juge "indigne" une attaque contre sa compagne Valérie Trierweiler
François Hollande a qualifié jeudi d'"indigne" une attaque de Lionnel Luca contre sa compagne, la journaliste Valérie Trierweiler, surnommée "Valérie Rottweiler" par le député UMP des Alpes-Maritimes.

Le candidat socialiste a estimé que son rival à l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy, aurait dû condamner immédiatement de tels propos.

Nathalie Kosciusko-Morizet, porte-parole de Nicolas Sarkozy, a "condamné" sur Twitter les attaques du député UMP. "Misogynie et insultes ne peuvent tenir lieu d'argumentaire politique. Je condamne les propos à votre encontre", écrit-elle.

Lionnel Luca, animateur de la Droite populaire, collectif situé à l'aile droite de l'UMP, a évoqué lors d'une réunion publique "Hollande qui a retrouvé une femme, Valérie Rottweiler, et c'est pas sympa pour le chien, ça."

"C'est indigne, ce qu'il a fait", a réagi le candidat socialiste à la présidentielle sur TV 5-Monde. "On peut m'attaquer autant qu'il est nécessaire de le faire dans le débat politique (...) mais ma compagne, qu'a-t-elle à voir ? Elle a été comparée à un animal de compagnie, pas le plus sympathique, un Rottweiler, je crois, par une espèce d'assimilation de son nom de famille". Le Rottweiler est un féroce chien de garde.

Nicolas Sarkozy, a ajouté François Hollande, aurait dû condamner tout de suite les propos de Lionnel Luca.

"Je pense que ça devrait être immédiat sans que j'aie à le demander", a-t-il dit. "Mais ça fait partie de ces excès, de ses outrances qui abÂŒment la vie politique. Je défends l'honneur, la réputation de Valérie, ma compagne, mais je défends surtout l'honneur et la réputation de la politique".

Le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, a prononcé une timide condamnation de ces propos, tout en les mettant sur le même plan que la "une" du quotidien L'Humanité comparant le président sortant à Philippe Pétain.

François Hollande "n'a rien à demander, Nicolas Sarkozy fera ce qu'il a à faire si on lui pose la question. M. Hollande n'a pas condamné la 'une' de l'Humanité, par exemple, qui est une honte absolue", a-t-il dit sur iâTélé.

"Moi, ça n'est pas ma conception du débat public. Je pense qu'il y a des attitudes qui ne sont ni nécessaires, ni utiles, ni (...) dans le débat public. Je pense qu'on peut écarter les problèmes de personnes, on peut écarter les insultes, on peut écarter les caricatures", a-t-il ajouté.


Jeudi 26 Avril 2012 - 20:52





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