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Hollande adresse une vigoureuse mise en garde à Macron


Mercredi 23 Août 2017 modifié le Jeudi 24 Août 2017 - 05:50




Emmanuel Macron avec François Hollande, le 29 octobre 2014 à l'Elysée.
Emmanuel Macron avec François Hollande, le 29 octobre 2014 à l'Elysée.
François Hollande a pour la première fois depuis son départ de la présidence française adressé une vigoureuse mise en garde à Emmanuel Macron, l'exhortant mardi à ne pas aller trop loin dans sa réforme du marché du travail prévue pour septembre.

"Il ne faudrait pas demander aux Français des sacrifices qui ne sont pas utiles", a lancé l'ancien président socialiste à l'adresse de son successeur centriste, qui fut aussi son proche conseiller et ancien ministre de l'Economie.

Silencieux depuis son départ en mai de l'Elysée, M. Hollande a profité d'une apparition publique à un festival de cinéma pour s'exprimer devant la presse.

"Il ne faudrait pas flexibiliser le marché du travail au-delà de ce que nous avons déjà fait, au risque de créer des ruptures", a-t-il jugé.

Cet avertissement a été lancé le jour même où le gouvernement commence à présenter aux syndicats et aux représentants patronaux ses premiers arbitrages sur la réforme du code du travail.

Ces mesures qui visent à favoriser l'emploi en donnant plus de flexibilité aux entreprises, dans un pays où le chômage avoisine les 9,5% de la population active, s'annoncent délicates pour l'exécutif. Elles ont d'ores et déjà été dénoncées par certains syndicats et la gauche radicale, qui ont appelé à des manifestations début septembre.

"Ce qu'il faut, c'est conforter le mouvement qui s'est engagé, l'investissement, la consommation, le pouvoir d'achat et éviter toute décision qui viendrait contrarier ce mouvement", a estimé mardi François Hollande.

La croissance et l'emploi donnant des signes de reprise depuis quelques mois, l'ancien chef de l'Etat, très impopulaire à la fin de son mandat, est monté au créneau mardi pour réhabiliter son action.

"Les résultats sont là (...) j'en suis heureux pour mon pays", a-t-il relevé.

"J'avais hérité d'une situation très difficile qui était celle de la crise. Mon successeur a une situation meilleure mais tant mieux", s'est-il encore félicité avec une certaine malice.


(Avec AFP)
Mercredi 23 Août 2017 - 12:15





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