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Hollande: "Je ne me mêle pas de la succession de M. Bouteflika"


Lundi 15 Juin 2015 modifié le Lundi 15 Juin 2015 - 18:43

Par Hasna Daoudi (Alger)




François Hollande à son arrivée à Alger le lundi 15 juin@Atlasinfo
François Hollande à son arrivée à Alger le lundi 15 juin@Atlasinfo
Depuis son arrivée à Alger ce lundi après-midi, le président français François Hollande a évité comme la peste de répondre aux questions portant sur la succession ou la santé de son homologue algérien, Abdelaziz Bouteflika, malade très affaibli et invisible dans l’espace public.

« Je ne me mêle pas de la succession », lance vivement François Hollande comme pour couper court à d’éventuelles questions sur ce sujet qui suscite un vif intérêt dans les médias et chez les observateurs politiques.

Pour Paris, il n’est pas question de commenter ni la santé du président algérien, encore moins sa succession. « Le président ne se mêlera ni directement ni indirectement de la succession de M. Bouteflika », a dit un proche de François Hollande.

« Puisque c’est la France, puisque c’est l’Algérie, on s’en mêlera encore moins car tout est sujet à interprétation », -t-il noté.

Et pourtant cette visite éclair n’a fait que poser la question avec plus d’acuité et d’insistance. L’état de santé du président semble s’être dégradé et la guerre de succession est bien lancée. Tous les observateurs s’accordent sur ce point.

« La situation économique en Algérie est suicidaire, et le décompte infernal est à nouveau enclenché. Il n’y a pas de gouvernement et tout est soumis à cette interaction: qui va gouverner l’Algérie demain ? », S’interroge lundi Pierre Vermeren, professeur d’histoire contemporaine à Paris I et spécialiste des pays du Maghreb.

Pour Pierre Vermeren, la France « ne peut se permettre de faire le moindre commentaire sur cette fuite en avant car ça serait extrêmement mal pris », soulignant que Paris est obligé de « discuter avec un régime sans visage ».

« Il n’y a que les Algériens qui peuvent en plaisanter mais, dans les chancelleries, il n’y a pas plus de compréhension de la situation », a-t-il relevé dans un entretien avec Libération.


Lundi 15 Juin 2015 - 18:26





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