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Hasna Aït Boulahcen sera finalement enterrée en France


Jeudi 10 Mars 2016 modifié le Mercredi 20 Avril 2016 - 17:46




Hasna Aïtboulahcen, qui a aidé son cousin Abdelhamid Abaaoud dans sa brève cavale avant de mourir après les attentats du 13 novembre, sera finalement enterrée à Tremblay-en-France, près de Paris, a-t-on appris jeudi dans l'entourage d'un élu local.

"Elle sera enterrée au cimetière intercommunal de Tremblay-en-France, dans le carré musulman", a-t-on indiqué dans l'entourage de Bruno Beschizza, le maire d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

C'est au maire LR d'Aulnay-sous-Bois, où vit la mère d'Hasna, qu'il incombait de répondre ou non à la demande d'inhumation formulée par la famille: il préside en effet le syndicat d'équipement et d'aménagement des pays de France et de l'Aulnoye (SEAPFA), qui gère le cimetière intercommunal de Tremblay.

"On ne souhaite pas faire de polémique. On respecte la dignité humaine et le droit de toute personne à être inhumée", a-t-on ajouté.

Cette inhumation est "une histoire de jours, de semaines", a précisé l'avocat de la famille, Me Fabien Ndoumou, sans confirmer le lieu des funérailles.

La justice française avait délivré un permis d'inhumer pour la jeune femme de 26 ans fin janvier et sa famille, d'origine marocaine, avait émis le désir qu'elle soit enterrée au Maroc.

La demande de transfert de sa dépouille au Maroc et d'inhumation a été faite il y a plus d'un mois, selon l'avocat de la famille. Mais faute de réponse rapide des autorités marocaines", la famille d'Hasna Aïtboulahcen a "décidé de précipiter les choses", "on ne peut pas attendre", a-t-il expliqué. Toutefois, a-t-il ajouté, si "le Maroc donnait son accord, la famille déciderait de l'enterrer au Maroc, car c'est son souhait".

Née en France, Hasna Aïtboulahcen est morte le 18 novembre dernier, lors de l'assaut du Raid dans l'appartement de Saint-Denis où son cousin, le jihadiste belge Abdelhamid Abaaoud, et un autre des assaillants du 13 novembre, Chakib Akrouh, avaient trouvé refuge. L'aide de la jeune femme, radicalisée en quelques mois, avait été décisive pour trouver ce logement.

Plus de trois mois après les attentats les plus meurtriers commis en France (130 morts, plusieurs centaines de blessés), seuls deux des jihadistes ont été inhumés, Samy Amimour et Omar Mostefaï, deux assaillants du Bataclan. Ils ont été enterrés en région parisienne.

Jeudi 10 Mars 2016 - 18:26

Atlasinfo avec AFP




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