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Gabon: "le temps de l'impunité est révolu", assure le président Bongo


Dimanche 7 Septembre 2014 modifié le Dimanche 7 Septembre 2014 - 13:02




Le président gabonais Ali Bongo Ondimba, dont le gouvernement a lancé une vaste opération "mains propres" en janvier, affirme que "le temps de l'impunité est révolu" dans son pays et que "personne ne sera épargné", dans un entretien à Jeune Afrique publié dimanche.

"Le temps de l'impunité est révolu. Les enquêtes sont en cours, et elles aboutiront. Ceux qui pourront rembourser l'État le feront. Ceux qui ne s'exécuteront pas subiront des sanctions. Cette dynamique ne s'arrêtera pas de sitôt", prévient le président Bongo élu en 2009 après le décès de son père après 42 ans de pouvoir.

"Personne ne sera épargné. Pour preuve : les premières interpellations ont touché des gens assimilés à mon camp", rappelle Ali Bongo.

Fin août, un haut fonctionnaire, membre du parti au pouvoir, a été incarcéré pour détournement de fonds. Une première arrestation dans le cadre de l'opération "mains propres" qui a suscité l'inquiétude dans la classe politique, une partie de l'opposition craignant une chasse aux sorcières destinée à éliminer les rivaux d'Ali Bongo avant la présidentielle de 2016.

"Depuis un certain nombre d'années dans notre pays, tout le monde réclame que les finances publiques soient assainies. Mais personne ne l'avait encore fait. Et bien nous, nous allons le faire. Et vous verrez que ceux qui réclamaient cet assainissement sont les mêmes que vous entendrez bientôt protester", déclare le président Bongo.

Selon lui, ces protestataires pourraient être "évidemment" concernés, "notamment ceux qui étaient aux affaires avant, qui se drapent aujourd'hui dans les habits d'opposants et nous font la leçon". "Assainir, mettre fin aux abus délirants qu'il y a eu ici, oui, mais chez les autres... Sinon, ils appellent cela une +chasse aux sorcières+.", accuse-t-il.

"Vous entendez des cris d'orfraie, certains deviennent subitement opposants, et je vais me faire pas mal d'ennemis. Mais je pense que cette démarche reçevra l'approbation des Gabonais", dit encore le président gabonais. "Nous sommes même en train de prendre des contacts à l'étranger pour nous soutenir dans cette démarche, ajoute-t-il. Car l'évasion fiscale ne touche pas que les Occidentaux..."

Petit pays pétrolier d'1,6 million d'habitants, le Gabon tire 60% de son budget des recettes du pétrole mais la majorité de la population y vit dans la pauvreté.

Dimanche 7 Septembre 2014 - 13:01

AFP




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