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GB/Brexit: l'industrie allemande privilégiera le marché unique


Dimanche 9 Juillet 2017 modifié le Dimanche 9 Juillet 2017 - 22:00

L'industrie allemande donnera la priorité au marché unique et aux échanges au sein de l'Union européenne, même si cela a des conséquences sur sa relation commerciale avec le Royaume-Uni post-Brexit, ont indiqué plusieurs dirigeants économiques au journal The Observer publié dimanche.




Leurs déclarations mettent à mal les affirmations de David Davis, le ministre britannique en charge du Brexit, qui avait soutenu que les entreprises allemandes, notamment les constructeurs automobiles, feraient pression sur leur gouvernement pour maintenir les échanges avec le Royaume-Uni, un marché important pour leurs exportations.

"Défendre le marché unique, qui est un projet européen fondamental, doit être la priorité de l'Union européenne", a expliqué Dieter Kempf, président de la fédération allemande de l'industrie BDI.

"Il est de la responsabilité du gouvernement britannique de limiter les dégâts (causés par le Brexit, ndlr) de chaque côté de la Manche", a-t-il estimé.

Dans les mois qui viennent, il sera selon lui "extraordinairement difficile d'éviter les effets négatifs, sur les entreprises britanniques en particulier".

Ingo Kramer, président de la fédération des employeurs BDA, a quant à lui jugé que "la cohésion des 27 États membres restant demeure la plus haute priorité". Il a rappelé que l'accès au marché commun "exige l'adhésion à chacune des quatre libertés", soit la libre circulation des biens, services, capitaux et personnes.

"Le Royaume-Uni restera un partenaire très important pour nous, mais nous avons besoins d'un accord juste pour chacune des parties, en respectant ce principe", a-t-il déclaré.

Le Royaume-Uni a entamé le mois dernier les négociations avec l'UE pour définir les termes de son divorce, et fixer un calendrier potentiel pour discuter d'un futur accord de libre-échange.

La Première ministre conservatrice Theresa May veut sortir son pays du marché unique européen et de l'union douanière, afin de limiter la libre circulation des personnes et développer de nouveaux accords commerciaux avec d'autres pays. Elle a été encouragée en ce sens par le président américain Donald Trump, qui a affirmé samedi qu'un accord "très important" serait conclu "très, très rapidement" entre le Royaume-Uni et les États-Unis.

Theresa May est fragilisée jusqu'au sein de son propre parti après avoir perdu la majorité absolue au Parlement lors d'élections législatives calamiteuses en juin, un scrutin qu'elle avait elle-même convoqué. D'après la presse britannique, plusieurs élus conservateurs ont déjà réclamé sa démission.

Avec AFP
Dimanche 9 Juillet 2017 - 11:44





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