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Françoois Hollande appelle à une conférence internationale sur la sécurité en Irak


Mercredi 20 Août 2014 modifié le Mercredi 20 Août 2014 - 15:36




François Hollande a annoncé mercredi qu'il proposera dès septembre à ses partenaires une conférence internationale sur la sécurité en Irak et la lutte contre l'Etat islamique, confirmant au passage avoir livré des armes aux rebelles syriens.

Issu d'Al Qaïda, l'Etat islamique a proclamé un "califat" sur les territoires de la Syrie et de l'Irak qu'il contrôle.

"Nous ne pouvons plus nous en tenir au traditionnel débat, intervention ou non-intervention. Nous devons envisager une stratégie globale contre ce groupe qui s'est structuré, qui dispose de financements importants et d'armes très sophistiquées, et qui menace des pays comme l'Irak, la Syrie ou le Liban", dit le président français dans un entretien au Monde.

"Je proposerai donc prochainement à nos partenaires une conférence sur la sécurité en Irak et la lutte contre l'Etat islamique, dès septembre", ajoute-t-il.

L'aviation américaine bombarde les combattants de l'Etat islamique depuis une dizaine de jours dans le nord de l'Irak. Paris livre de son côté des armes aux Kurdes d'Irak pour soutenir leur lutte contre les djihadistes.

L'Etat islamique a recruté plus de 6.000 hommes le mois dernier en Syrie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Ses effectifs, jusqu'ici évalués à 15.000 combattants, n'avaient jamais progressé aussi vite, souligne l'organisation.

Pour François Hollande, "la situation internationale est la plus grave que nous ayons connue depuis 2001".

"Nous devons faire face, non pas à un mouvement terroriste comme Al Qaïda, mais à un quasi Etat terroriste", dit-il au Monde.

La France, quivient de livrer des armes aux peshmerga kurdes qui combattent l'Etat islamique en Irak, en a aussi fourni à "l'opposition démocratique" en Syrie, a ajouté le président français, précisant qu'il s'agissait de "matériel conforme aux engagements européens".

Il estime que la situation actuelle trouve son origine dans le refus des Etats-Unis, à l'été 2013, de mener des frappes aériennes contre le régime de Bachar al Assad.

"La communauté internationale porte une responsabilité très grave dans ce qui se passe en Syrie", dit-il. "Si, il y a un an, il y avait eu une réaction des grandes puissances à la hauteur de l'utilisation (par Damas) des armes chimiques, nous n'aurions pas été face à ce choix terrible entre un dictateur et un groupe terroriste, alors que les rebelles méritent tout notre soutien."

Mercredi 20 Août 2014 - 13:56





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