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François Hollande réclame de la "sueur" et des larmes" aux Français


Par Atlasinfo





François Hollande réclame de la "sueur" et des larmes" aux Français
Le changement, c'est dans deux ans: voilà ce que François Hollande s'est efforcé dimanche de dire aux Français. "L'agenda du redressement, c'est 2014", a-t-il déclaré lors du journal de 20 heures de TF1.Employant volontiers une rhétorique guerrière -il s'est dit en "situation de combat"-, le chef de l'Etat a misé sur une accélération du calendrier pour contrer "l'impatience" des Français et répondre à leurs "inquiétudes".

"Moi, je dois fixer le cap et le rythme. Le cap, c'est le redressement de la France", a répété M. Hollande, qui s'est vu reprocher son manque d'action pendant les premiers mois de son quinquennat. "Vous me dites: il faut accélérer. J'accélère". Mais "je ne vais pas faire en quatre mois ce que mes prédécesseurs n'ont pas fait en cinq ans".

Le chef de l'Etat s'est donc donné "deux ans" pour "à la fois mettre en oeuvre une politique pour l'emploi, pour la compétitivité et pour le redressement des comptes publics". "Nous devons inverser la courbe du chô mage d'ici un an", a-t-il espéré.

Et d'insister: "tout est engagé, tout est décidé d'ici la fin de l'année pour que ce soit mis en œuvre dans l'année 2013 et que nous puissions avoir des résultats pour l'agenda du redressement en 2014".

Comme attendu, le chef de l'Etat a revu à la baisse la prévision de croissance pour 2013, qui sera "sans doute" de 0,8%, contre 1,2% auparavant. Le gouvernement construit le budget 2013, qui doit être présenté le 24 septembre en conseil des ministres, sur cette base "réaliste", a-t-il expliqué. Malgré cette croissance morne, le chef de l'État a confirmé ses objectifs en matière de baisse du déficit, qui devra atteindre 3% du PIB en 2013. «Il s'agit de notre souveraineté, de notre indépendance par rapport aux marchés», a-t-il expliqué, ajoutant que 30 milliards d'euros devaient être trouvés: 10 milliards sur des économies budgétaires - «nous ne dépenserons pas un euro de plus en 2013 qu'en 2012», a promis Hollande -, 10 milliards de prélèvements supplémentaires sur les entreprises et 10 milliards sur les ménages. «Chacun prend sa part. Si nous y parvenons, et nous y arriverons, nous arriverons à l'équilibre en 2017», a assuré le chef de l'État.

"Le pays va entrer en récession, les déficits vont s'aggraver, le chô mage va augmenter comme c'est le cas (...) partout où la politique d'austérité est appliquée", a prédit l'ex-candidat du Front de gauche à la présidentielle, regrettant que le gouvernement "retir(e)" 30 milliards d'euros "de la circulation économique du pays".

Jean-Luc Mélenchon a par ailleurs déclaré ne pas comprendre l'organisation de la politique fiscale de François Hollande. "Nous voici revenus à du coup par coup, des petites choses l'une derrière l'autre", a-t-il regretté, ajoutant: "Je ne crois pas que le chef de l'Etat soit de mauvaise volonté, c'est du bricolage, voilà ce que je veux dire."

L'enjeu de cette intervention était pour François Hollande de convaincre qu'il est bien l'homme du "changement maintenant" - son slogan de campagne - et non celui de "l'immobilisme", comme l'en accusent la droite et la presse y compris de gauche.

Lundi 10 Septembre 2012 - 13:29



Lundi 10 Septembre 2012 modifié le Lundi 10 Septembre 2012 - 17:54

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