Atlasinfo.fr: l'essentiel de l'actualité de la France et du Maghreb
Rubriques
Atlasinfo.fr Atlasinfo.fr





François Hollande en Arabie saoudite, crises régionales et commerce au menu


Samedi 28 Décembre 2013 modifié le Dimanche 29 Décembre 2013 - 12:59

A la veille du Nouvel An, François Hollande sera en Arabie saoudite dimanche et lundi pour évoquer les crises qui secouent le Moyen-Orient, à commencer par le Liban, la Syrie ou l’Egypte, mais aussi d’alléchantes perspectives commerciales.
Un an après s’être entretenu avec le roi Abdallah lors d’une brève escale entre Beyrouth et le Laos, le président français retrouvera le souverain saoudien dimanche lors de cette visite officielle, en plein désert, à Rawdat Khurayim, à 60 km au nord-est de Ryad.




François Hollande sera accompagné de quatre ministres, Laurent Fabius (Affaires étrangères), Arnaud Montebourg (Redressement productif), Nicole Bricq (Commerce extérieur) et Jean-Yves Le Drian (Défense) ainsi que d’une trentaine de dirigeants d’entreprises parmi lesquelles EDF, Areva, Alstom et Thales.

Au chapitre diplomatique, l’Arabie saoudite, souligne-t-on à Paris, «prend des responsabilités croissantes» au Moyen-Orient où elle fait désormais figure de «partenaire de référence» pour la France.

Mais le royaume est devenu aussi le premier client de la France dans la région avec des échanges qui ont dépassé 8 milliards d’euros en 2013 dont 3 milliards d’exportations françaises, même si la balance reste structurellement déficitaire compte tenu des importations de pétrole saoudien.

Le royaume saoudien veut «élargir son partenariat avec la France» alors que ses relations avec Washington sont tendues en raison des positions américaines sur la Syrie et l’Iran, souligne Abdel Aziz Saqr, directeur du Gulf Research Centre.

Le Liban s’invitera sans nul doute dans les conversations, deux jours après l’attentat à la voiture piégée commis vendredi à Beyrouth et qui a coûté la vie à un proche conseiller de l’ex-Premier ministre Saad Hariri, hostile au régime syrien et à son allié le Hezbollah.

A l’égard de ce pays, les dirigeants français et saoudien devraient discuter des moyens de conjuguer leurs efforts dans deux domaines jugés «cruciaux» par l’Elysée : le soutien à l’armée libanaise et la question des réfugiés syriens.

«Brillantes» perspectives commerciales

Ryad s’inquiète des interférences iraniennes dans les affaires arabes et notamment au Liban où son influence s’exerce également via le Hezbollah, tandis que la France s’oppose à un accord sur le nucléaire iranien aux conditions de Téhéran, soupçonné de dissimuler des finalités militaires.

François Hollande devrait ainsi réitérer sa volonté de présenter des «exigences fortes à l’égard de l’Iran sur le dossier nucléaire mais aussi, et de manière plus générale, sur son comportement dans la région», dit-on encore à l’Elysée.

Après leur rencontre à Rawdat Khurayim, les dirigeants français et saoudien se retrouveront pour un dîner de travail avant que le président français ne gagne l’ambassade de France à Ryad pour y tenir une conférence de presse et y recevoir la communauté française. Le lendemain, le chef de l’Etat français poursuivra ses entretiens avec les dirigeants saoudiens et participera à un déjeuner d’hommes d’affaires des deux pays.

Au-delà du Liban, François Hollande et les dirigeants saoudiens devraient balayer le champ complet des crises régionales. S’ils estiment de la même manière, selon Paris, qu’il «n’y a pas de solution politique autour de Bachar al-Assad», le numéro un syrien, ils divergent en revanche sur l’Egypte. Ryad apporte un soutien inconditionnel au nouveau pouvoir égyptien alors que Paris prône un large dialogue national.

Quant aux relations commerciales, elles ont été marquées par «de beaux résultats en 2013» avec le métro de Ryad revenu à Alstom, l’équipement de la Garde nationale saoudienne par la France ou la mise à niveau de la flotte par DCNS, Thales et MBDA, souligne-t-on à l’Elysée où l’on s’attend encore à de «brillantes» perspectives l’an prochain.

La signature de contrats à l’occasion de la visite du président français était toutefois hypothétique vendredi. «Le temps du business et de la politique sont distincts», faisait-on valoir dans l’entourage du président français.

Samedi 28 Décembre 2013 - 22:53





Nouveau commentaire :
Twitter