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François Hollande confirme qu'il n'abandonne pas la vie politique


Mercredi 23 Août 2017 modifié le Jeudi 24 Août 2017 - 08:17

L'ancien président de la République veut "à un certain moment" pouvoir dire ce qu'il a "à dire" sans "empêcher [le] pays de se redresser".




Au lendemain de sa première sortie remarquée contre son successeur Emmanuel Macron, l'ancien président François Hollande a affirmé mercredi qu'il n'abandonnait pas la vie politique et qu'il dirait « à un certain moment », ce qu'il a « à dire », sans « empêcher [le] pays de se redresser ». « Même quand j'ai décidé, pour les raisons que j'avais indiquées, de ne pas me représenter, il y avait une situation qui me paraissait trop dangereuse, j'avais dit que je ne me retirerai pas de la vie politique », a déclaré l'ancien chef de l'État dans un entretien à TV5 Monde, depuis le festival du film francophone d'Angoulême.

« Aujourd'hui, je suis dans une forme de retrait qui est dû au fait que j'étais président il y a encore 4 mois et je ne veux pas compliquer la tâche de mon successeur, et donc je me suis astreint à une réserve, une retenue, que chacun peut comprendre », a détaillé François Hollande. Le 14 mai, jour de la passation de pouvoir, il avait ironisé à propos de son avenir politique sur le fait qu'« il ne faut jamais dire jamais dans la vie ». Même si « la tentation d'intervenir peut être forte », pas question d'intervenir « dans les prochains jours, les prochaines semaines » , avait-il promis, se refusant à jouer « la mouche du coche » durant les premiers pas d'Emmanuel Macron à l'Élysée.

Pas d'« addiction »

Mercredi, celui qui a pris trois fois la parole publiquement depuis qu'il n'est plus président a rappelé qu'il dira « à un certain moment (...) ce qu'(il a) à dire, sous des formes diverses, sans jamais vouloir contrarier ou empêcher notre pays de se redresser ». Interrogé sur sa « passion de la politique », il a estimé qu'il n'y avait pas d'« addiction ». Mais « la politique, c'est la vie de nos compatriotes, c'est la vie aussi du monde (...). Voyez ce qui se passe dans le monde en ce moment, l'instabilité, l'insécurité, l'incertitude. Je suis passionnément Français et donc je continuerai à m'exprimer », a-t-il développé. À propos de son départ de l'Élysée, il a assuré, après avoir observé une pause, s'y être « préparé ». « Je savais que j'allais passer d'une période très intense à une période qui le serait moins, mais, ce qui compte pour moi avant toute chose, c'est l'état du pays et ce n'était pas ma propre personne », a précisé François Hollande.

Dans une pique à l'actuel chef de l'État, et aux ordonnances réformant le Code du travail préparées par le gouvernement pour fin septembre, il a assuré que les bons résultats économiques récents le rendaient « heureux », mais « pas pour moi même, je ne suis pas là pour tracer mon portrait ou pour me mettre sur un quelconque piédestal ». Il a estimé que c'était « au bénéfice des Françaises et des Français » et que ce dernier « doit être poursuivi, qu'il doit être protégé même, en évitant de prendre des décisions qui viendraient contrarier cette tendance ».

Mardi, l'ancien président était sorti de sa réserve pour commenter l'action d'Emmanuel Macron à propos de la réforme par ordonnances du Code du travail. « Il ne faudrait pas demander des sacrifices aux Français qui ne sont pas utiles », a mis en garde l'ex-président devant plusieurs journalistes. « Il ne faudrait pas flexibiliser le marché du travail au-delà de ce que nous avons déjà fait, au risque de créer des ruptures. Alors, ce qu'il faut, c'est conforter le mouvement qui est engagé, l'investissement, la consommation, le pouvoir d'achat et éviter toute décision qui viendrait contrarier ce mouvement qui est engagé », a souligné François Hollande.

(Source AFP)

Mercredi 23 Août 2017 - 23:13





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