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François Hollande : "Sur vos épaules, repose l'espoir de toute l'humanité"


Lundi 30 Novembre 2015 modifié le Lundi 30 Novembre 2015 - 14:50

Le sommet pour le climat s'est officiellement ouvert lundi, au Bourget. Après une minute de silence en hommage aux victimes des attentats, les 195 délégations vont tenter, pendant onze jours, de trouver un accord contraignant pour lutter contre le réchauffement climatique. "Jamais l'enjeu d'une réunion internationale n'a été aussi élevé que celui de la COP21. (...) C’est un jour historique que nous vivions. La France accueille 150 chefs d’Etat et de gouvernement, des milliers de délégués, venus de tous les continents. Jamais une conférence n’avait accueilli autant de responsables. Car jamais l’enjeu d’une réunion internationale n’avais été aussi élevé. Car il s’agit de l’avenir de la planète, de l’avenir de la vie", a déclaré François Hollande en ouvrant la conférence.




François Hollande s'est adressé aux chefs d'Etat : «Sur vos épaules, repose l'espoir de toute l'humanité». «Notre plus grand défi, c'est de passer d'un modèle fondé sur la compétition à un modèle fondé sur la coopération».

Le président français a insisté sur l'importance des transferts de technologies, des modes de transport propre, de l'agro-écologie, et de «l'accès de tous aux biens publics mondiaux». «Les bons sentiments ne suffiront pas, nous sommes au bord d'un point de rupture. Nous ne pouvons plus considérer la nature comme un réservoir de ressources destiné à notre seul accomplissement», a-t-il martelé.

«Un accord doit être trouvé à Paris», a-t-il lancé. «A quelle conditions pourra-t-on considérer que c'est un grand accord ? [...]", a-t-il demandé, avant de poursuivre: "Nous devons dessiner une trajectoire crédible permettant de contenir le réchauffement climatique en dessous de 2 degrés celsius ou même 1,5 si c'est possible. Il faudra prévoir une évaluation régulière de nos progrès, et donc mettre en place un mécanisme de révision à la hauteur de nos engagements, avec des rendez-vous tous les cinq ans. La deuxième condition, c'est que nous portions au réchauffement climatique une réponse solidaire [...] Aucun territoire ne doit être laissé seul» face à l'urgence climatique, insiste-t-il, évoquant les menaces sur les petites îles. L'accord doit être universel, différencié, et contraignant». «Les pays développés doivent assumer leur responsabilité historique : ce sont eux qui ont le plus émis des gaz à effet de serre».

Lundi 30 Novembre 2015 - 11:50

Par Hasna Daoudi




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