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François Fillon : déjà un "plan B" pour la présidentielle ?


Mercredi 1 Février 2017 modifié le Mercredi 1 Février 2017 - 13:48

Après les nouvelles révélations du "Canard", la presse de ce mercredi compare l'ex-Premier ministre à Jérôme Cahuzac et évoque une "ambiance Titanic".




François Fillon : déjà un "plan B" pour la présidentielle ?
Le Penelopegate continue de faire la une de la presse ce mercredi alors que Le Canard enchaîné fait de nouvelles révélations sur les salaires versés à l'épouse et aux enfants de François Fillon. Les journaux évoquent également un possible « plan B » pour Les Républicains. Dans Libération, Laurent Joffrin évoque « la défense calamiteuse » du vainqueur de la primaire de droite qui « se retourne brutalement contre lui ». À la Villette dimanche, François Fillon a lui-même dit avoir employé ses enfants « avocats » pour leurs compétences, alors qu'ils n'étaient qu'étudiants. « Pour l'opinion, la cause est entendue : le candidat irréprochable a menti en direct. Il n'y a qu'un précédent récent : la déclaration de Jérôme Cahuzac à l'Assemblée », relève l'éditorialiste du quotidien de gauche.

« Sa chute paraît désormais inévitable. À droite, l'hallali va bientôt commencer », prédit Jean-Michel Servant du Midi libre en soulignant lui aussi que « comme Jérôme Cahuzac devant la représentation nationale, il persiste, les yeux dans les yeux, à défendre l'indéfendable ». « De la gauche de Cahuzac aux assistants parlementaires du FN à Bruxelles, tous sont liés par ce même pacte », dénonce Michel Klekowicki, qui réclame dans Le Républicain lorrain la « tolérance zéro pour les petits arrangements politiques ». Dans La Dépêche du Midi, Jean-Claude Souléry décrit le « vent de panique » soufflant dans l'entourage du candidat. Pour lui, « le vent est devenu tempête. Ambiance Titanic. »

« Y penser déjà mais ne pas en parler encore »

« Parlementaires, élus, anciens et futurs ministres ne pensent pas uniquement au sort du candidat Fillon, mais à leur propre avenir et à celui de la droite », analyse de son côté Guillaume Tabard du Figaro. Fin connaisseur de la famille politique de l'ancien Premier ministre, l'éditorialiste dévoile leur « devise » : « Y penser déjà mais ne pas en parler encore. Penser déjà à la suite si, par malheur... Mais ne surtout pas en parler publiquement pour ne pas être accusé de porter l'estocade. » Charlie Hebdo propose en une de découper Penelope Fillon dans un jeu intitulé « Gagnez 500 000 euros… à ne rien faire ».



« Ce n'est plus le bruit d'une casserole mais celui d'une batterie de cuisine », déplore Jean-Louis Hervois dans La Charente libre, qui pense que, si « François Fillon n'a plus de crédit, il appartient à son parti de lui trouver rapidement un remplaçant. Les volontaires ne manqueront pas. » Dans Ouest-France, Michel Urvoy fait la même analyse : « Officiellement, Les Républicains font bloc derrière François Fillon. Officieusement, ils s'inquiètent, imaginent des recours et des procédures, regardent le calendrier ». « La question d'un plan B visant à désigner un autre candidat à l'élection présidentielle que François Fillon se pose désormais », conclut Laurent Bodin de L'Alsace. François Baroin, Xavier Bertrand, Laurent Wauquiez et Alain Juppé sont les noms les plus souvent cités pour succéder au candidat de la droite à la présidentielle.

Avec AFP
Mercredi 1 Février 2017 - 09:59





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