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France: une mairie ne veut que des réfugiés chrétiens car ils "ne décapitent pas leur patron"


Mercredi 9 Septembre 2015 modifié le Mercredi 9 Septembre 2015 - 09:33

Une petite commune française s'est dite prête mardi soir à accueillir "une famille" de réfugiés d'Orient "à la condition expresse" qu'ils soient chrétiens, assurant que ces derniers "n'attaquent pas les trains armés de kalachnikovs" et ne "décapitent pas leur patron".




Alors que l'idée de trier les réfugiés selon leur religion, déjà exprimée par deux maires en France, a été vivement critiquée par le gouvernement, le conseil municipal de Charvieu-Chavagneux (centre-ouest) a approuvé à l'unanimité un texte proposant d'accueillir uniquement des Chrétiens d'Orient.

"Les chrétiens ne mettent pas en danger la sécurité d'autrui", justifient les élus, en faisant référence à une série d'attaques jihadistes menées depuis le début de l'année en France.

Ville de 8.250 habitants, Charvieu-Chavagneux est située à 16 km de Saint-Quentin-Fallavier, où un homme lié à la mouvance salafiste a tenté de faire exploser une usine après avoir décapité son employeur fin juin.

Dans sa délibération, la commune cite l'appel du pape François à accueillir des réfugiés mais aussi une promesse de Saint-Louis, en 1250, de protéger les chrétiens d'Orient: "Cette promesse a traversé les siècles, faisant de la France une fidèle protectrice des chrétiens d'Orient", estime la commune.

Lundi, les maires de Roanne (centre-est) et Belfort (est) avaient déjà exprimé le souhait de n'accueillir que des réfugiés chrétiens. "On ne trie pas en fonction de la religion. Le droit d'asile, c'est un droit universel", leur a rétorqué mardi soir le Premier ministre socialiste Manuel Valls.

La France s'est engagée à accueillir 24.000 réfugiés en deux ans et, dans un premier temps, à soulager rapidement Berlin d'un millier de Syriens, Irakiens et Erythréens récemment arrivés en Allemagne. Un premier contingent de 200 exilés est attendu mercredi en banlieue parisienne.
Mercredi 9 Septembre 2015 - 09:31

Avec AFP




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