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France: un suspect de l'attentat déjoué en contact avec l'EI


Jeudi 16 Juillet 2015 modifié le Jeudi 16 Juillet 2015 - 15:53




L'"instigateur" présumé du projet d'attentat déjoué contre des militaires français était en contact régulier avec un membre de l'Etat islamique en Syrie, a-t-on appris jeudi de source proche du dossier.

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, avait déjà révélé mercredi soir que ce suspect âgé de 17 ans "avait été repéré pour son activisme sur les réseaux sociaux et dans le relationnel de djihadistes français aujourd'hui incarcérés".

"Il avait également été signalé aux autorités du fait de ses velléités de départ en Syrie (...) (et) avait fait l'objet d'un entretien administratif", ajoutait-il.

Quatre personnes âgées de 16 à 23 ans ont été interpellées lundi en quatre points du territoire et placées en garde à vue au siège de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) dans le cadre d'un coup de filet antiterroriste.

Les suspects préparaient un attaque contre des militaires français, selon Bernard Cazeneuve.

La garde à vue du plus jeune d'entre eux, âgé de 16 ans, a toutefois été levée mercredi soir. Il est en effet ressorti des déclarations des trois autres qu'il avait été "écarté" du projet, explique une source judiciaire.

De source proche du dossier, on indique que l'attentat était prévu entre fin 2015 et début 2016.

Les trois hommes, âgés de 17, 19 et 23 ans, ont expliqué aux enquêteurs qu'ils avaient l'intention de décapiter un officier gradé d'une base militaire du sud de la France et de filmer la scène avec une GoPro, une caméra de petit format, indique une source proche du dossier.



PAS DE LIEN ETABLI AVEC BERRE-L'ETANG

Outre "l'instigateur" de 17 ans, on trouve parmi les suspects un ancien militaire de la marine nationale âgé de 23 ans. Prénommé Djebril, il a séjourné au fort Béar, dans les Pyrénées-Orientales, indique une source proche du dossier, confirmant une information d'iTELE.

Il est toutefois trop tôt pour dire si le fort Béar, qui abrite près de Collioure un centre d'entraînement des troupes aux combats en zone urbaine, était la cible visée, précise cette source.

Avec Mont-Louis, Collioure fait partie des deux sites composant le centre national d'entraînement commando (CNEC) qui accueille environ 3.000 stagiaires par an.

Djebril n'a pas été longtemps dans l'armée, dit une autre source proche du dossier. Il a été réformé après plusieurs mois d'arrêt maladie, et son contrat a pris fin en janvier 2015, précise une source judiciaire.

Les trois gardes à vue peuvent se poursuivre jusqu'à vendredi matin. Seul un des suspects, celui âgé de 19 ans, serait un converti, d'après une source proche du dossier.

Aucun lien ne peut être établi à ce stade avec l'incendie, vraisemblablement d'origine criminelle, survenu mardi dans le complexe pétrochimique du groupe LyondellBasell à Berre-L'Etang, près de Marseille, soulignait mercredi soir Bernard Cazeneuve. La piste terroriste n'est pas privilégiée dans cette enquête.

Quelque 1.850 Français ou résidents sont impliqués dans les filières djihadistes, dont près de 500 se trouvent en Syrie ou en Irak.

Jeudi 16 Juillet 2015 - 15:47





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