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France: le président de l'Assemblée nationale traite des députés de l'opposition d'"abrutis"


Mardi 12 Février 2013 modifié le Mercredi 13 Février 2013 - 13:02




France: le président de l'Assemblée nationale traite des députés de l'opposition d'"abrutis"
Le président de l'Assemblée nationale a qualifié mardi d'"abrutis" des députés centristes qui avaient décidé de quitter l'hémicycle pour protester contre le refus du Premier ministre Jean-Marc Ayrault de leur répondre.

Dans un climat de tension avivée par l'imminence du vote solennel sur le projet de loi autorisant le mariage et l'adoption pour les homosexuels, la séance des questions au gouvernement a été ponctuée de manifestations de réprobation plus ou moins ostensibles dans les rangs de l'opposition.

Les élus de l'Union des démocrates et indépendants (UDI) n'ont ainsi pas apprécié que le Premier ministre ait décliné de répondre à une question de leur chef de file, Jean-Louis Borloo, qui réclamait un débat à l'Assemblée sur le budget européen.

C'est le ministre délégué aux Affaires européennes, Bernard Cazeneuve, qui a répondu à l'ancien ministre centriste sous les protestations des députés UDI, bientôt appuyés par les députés UMP qui scandaient "Ayrault! Ayrault!"

Les centristes Maurice Leroy et Jean-Christophe Lagarde, notamment, se sont alors levés de leurs bancs, suivis par plusieurs de leurs collègues.

"Allez, arrêtez, ce n'est pas un comportement", a alors déclaré Claude Bartolone, tentant d'empêcher leur départ.

"Vous vous imaginez l'image que vous donnez...", a-t-il poursuivi, avant de renoncer et de lâcher, croyant être hors micro : "Allez, sortez, sortez, abrutis!"

Le député centriste Yves Jégo, qui posait la dernière question de la séance, s'est ému de cette réaction auprès du président de l'Assemblée, qui s'est excusé d'une pirouette.

"Si j'ai employé cette expression, elle me qualifiait", a-t-il dit. "Comme disait Maupassant 'j'étais abruti de souffrance et de méconnaissance'", a-t-il poursuivi.

Claude Bartolone a expliqué ne pas avoir compris le mouvement de colère du groupe UDI, "car nombre de fois, le Premier ministre, sous la précédente législature, ne répondait pas obligatoirement aux questions qui lui étaient posées".

Mardi 12 Février 2013 - 17:30





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