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France: l'ex-ambassadeur s'estimant victime de racisme condamné pour diffamation


Vendredi 15 Janvier 2016 modifié le Dimanche 17 Janvier 2016 - 12:01




France: l'ex-ambassadeur s'estimant victime de racisme condamné pour diffamation
Zaïr Kedadouche, ancien ambassadeur de France à Andorre, a été condamné vendredi à 500 euros d'amende avec sursis pour avoir diffamé l'inspecteur général du ministère des Affaires étrangères Xavier Driencourt, qu'il avait accusé de n'avoir rien fait contre des actes racistes le concernant.

Le tribunal correctionnel de Paris l'a en outre condamné à verser 3.000 euros de dommages et intérêts au plaignant et la même somme au titre des frais de justice.

Né à Tourcoing (Nord) dans une famille d'origine algérienne, ancien footballeur et ex-élu de la commune d'Aubervilliers, Zaïr Kedadouche avait démissionné de son poste d'ambassadeur en mars 2014, se disant victime d'un "racisme abject", des accusations que le ministère avait vivement démenties.

Jugeant son numéro 2 à l'ambassade d'Andorre ouvertement hostile et "refusant de collaborer", M. Kedadouche avait demandé une inspection en octobre 2012. Il avait, peu après sa démission, affirmé au micro de RMC que l'inspecteur général lui avait dit, avant même que ne débute l'inspection, qu'il n'y aurait "aucune sanction" contre son premier conseiller, qui avait "quarante ans d'ancienneté" et était à quelques mois de la retraite. Propos contestés par M. Driencourt.

Si les documents produits par M. Kedadouche montrent la réalité des problèmes qu'il a rencontrés eu égard au comportement de son numéro 2, "ils n'apportent en revanche pas la preuve de ce que, d'une part, l'administration du Quai d'Orsay ait été mise au courant par Zaïr Kedadouche des propos et comportements racistes" de son premier secrétaire à l'ambassade, "d'autre part de ce que les propos querellés aient effectivement été tenus par Xavier Driencourt", a jugé le tribunal.

L'avocat de M. Kedadouche, Me Olivier Pardo, a dénoncé une "décision incompréhensible", rappelant que le parquet avait conclu à la relaxe. Celui de M. Driencourt, Me Jean-Yves Dupeux, s'est félicité de cette décision "à laquelle on pouvait s'attendre".

Vendredi 15 Janvier 2016 - 18:43

Source AFP




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