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France-Terrorisme : Valls appelle les "parents et citoyens" à alerter la police en cas de "dérive islamiste"


Mardi 9 Octobre 2012 modifié le Mardi 9 Octobre 2012 - 23:30




France-Terrorisme : Valls appelle les "parents et citoyens" à alerter la police en cas de "dérive islamiste"
"Frappé d'entendre (...) dans les médias, nombre de témoignages de personnes qui parlent de proches tombés dans cet islam sectaire", Manuel Valls en "appelle à la responsabilité des parents et des citoyens" pour qu'ils alertent les forces de l'ordre, dans un entretien à paraître jeudi dans "Paris-Match".

Selon les extraits diffusés mardi sur le site internet de l'hebdomadaire, le ministre de l'Intérieur cite en exemple le cas, "il y a quelques semaines, à Toulon", d'une "soeur (qui) a essayé de protéger son jeune frère pour l'empêcher de passer à l'acte. Elle a alors alerté la police qui a pu l'interpeller et, sans doute, éviter le pire".

Evoquant "l'émergence d'une nouvelle génération de djihadistes", Manuel Valls juge que "les dérives liées à la délinquance, à la violence, au séjour en prison où peut se produire une rencontre avec l'islamisme radical, nous obligent à (une) réponse adaptée". "Nous procéderons par ailleurs à des expulsions d'éléments radicaux" affirme-t-il. "La menace ne provient plus seulement de l'extérieur, elle vient désormais aussi de l'intérieur, car il s'agit de jeunes Français", souligne-t-il. "Désormais, la menace est plus diffuse, elle vient notamment de nos quartiers". "Elle peut mêler petite délinquance, crime, antisémitisme virulent et terrorisme. Nous sommes face à un processus de radicalisation. Le travail de surveillance est donc considérable. Et c'est un fait que l'affaire Merah a révélé des failles".

Manuel Valls se veut donc désormais d'une "très grande vigilance". Evoquant le démantèlement d'une "cellule" djihadiste il y a quelques jours, il souligne qu'une "action rapide, sous la conduite du parquet, s'imposait, car il y avait un risque" et "il n'est pas question de prendre le moindre risque concernant un éventuel passage à l'acte de certains individus". "Incontestablement, des séjours en Tunisie ou en Egypte ont conforté les parcours des interpellés de samedi" dernier, précise-t-il. "Il semblerait bien que certains d'entre eux avaient le projet d'aller combattre en Syrie".


Mardi 9 Octobre 2012 - 19:22

Avec agences




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