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France : Sarkozy dénonce le manque "cruel de leadership" dans la coalition contre l'Etat islamique


Samedi 13 Juin 2015 modifié le Samedi 13 Juin 2015 - 20:52




Nicolas Sarkozy, président du parti de droite Les Républicains (opposition), a dénoncé samedi le manque "cruel de leadership" au sein de la coalition qui fait face à l'organisation Etat islamique (EI).

"La coalition internationale n'a même pas été capable d'empêcher Daesh (l'EI) de mettre les pieds dans ce berceau de la culture et de l'humanité qu'est Palmyre !", a déclaré l'ancien président français (2007-2012), devant plusieurs centaines de nouveaux adhérents de son parti réunis à son siège à Paris.

La coalition arabo-occidentale contre l'organisation Etat islamique, formée en 2014, rassemble une vingtaine de pays, des Etats-Unis et du Canada à la France et aux principaux Etats européens, en passant par l'Arabie Saoudite, la Jordanie, le Qatar, Bahreïn ou les Emirats arabes unis.

Critiqué par des responsables du parti socialiste au pouvoir sur le bilan de l'intervention en mars 2011 de la Grande-Bretagne et de la France en Libye pendant son quinquennat, M. Sarkozy a défendu sa décision.

"Les premières élections libres en juillet 2012 ont donné 60% de participation", a-t-il déclaré. Ensuite, "on a laissé tomber la Libye".

En Syrie, "l'opposition démocratique et modérée est passée du côté d'al-Qaïda parce qu'on ne lui a pas donné des armes et des moyens pour exister", a-t-il encore estimé.

"Pour ne pas avoir les barbares de Daesh", faudrait-il accepter "la cruauté de dictateurs" comme "Bachar al-Assad, qui a employé l'aviation contre son propre peuple et tué 200.000 Syriens ?" s'est-il emporté.

"Qu'est-ce qui va sortir de la Syrie ? Quatre ou cinq pays. Qu'est-ce qui va sortir de l'Irak ? Quatre pays. Et c'est tout le Moyen-Orient qui s'effondre. L'immense majorité au Moyen-Orient, qui veut la paix, se dit que la communauté internationale n'est pas décidée à la défendre".

"Je ne dis pas que c'est simple. C'est extrêmement complexe", a-t-il dit. "L'avenir du sud de la Méditerranée (... ) c'est notre problème. Nous devons pousser à l'émergence de régimes modérés au sud", a-t-il martelé, ajoutant : "au Maroc, heureusement qu'on a un grand roi, qui a nommé un Premier ministre islamique, mais qui tient le Maroc".

Samedi 13 Juin 2015 - 20:30





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