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Fillon recadre des Tiberi en colère


Mardi 7 Janvier 2014 modifié le Mardi 7 Janvier 2014 - 13:54

Très discret depuis le début de la campagne, François Fillon a finalement décidé de s’investir quelque peu dans la bataille de Paris. Pour la seconde fois, l’ancien Premier ministre a en effet affiché son soutien à Nathalie Kosciusko-Morizet. Lundi soir, il s’est ainsi déplacé lors de l'inauguration du local de campagne de la candidate UMP dans le Ve arrondissement de Paris Florence Berthout. Un arrondissement dirigé depuis 1983 par un certain Jean Tibéri...




Alors que l’ancien maire de Paris souhaitait imposer son fils pour lui succéder, NKM en a décidé autrement. Et Dominique Tiberi a donc décidé de présenter une liste dissidente. Un mauvais choix, d’après François Fillon, qui s’en est ému lundi soir : "j'ai beaucoup de respect pour Jean Tiberi, qui a été un excellent maire du Ve arrondissement et qui a joué comme maire de Paris (de 1995 à 2001, ndlr) et aux côtés de Jacques Chirac (son prédécesseur) un rôle souvent bien méconnu. Mais il faut penser à l'intérêt général, de l'arrondissement, de Paris qu'on ne pourra gagner que si nous sommes rassemblés", a-t-il lancé, estimant que "jusqu'au dernier moment, l'union de tous est possible"

Pas certain que les conseils du député de Paris soient bien reçus dans le camp Tiberi. Le même jour, Dominique Tiberi assurait ainsi dans un entretien au Monde que sa "candidature est légitime. Contrairement à celle de la candidate parachutée. Quant à ceux qui m'attaquent ou qui contestent ma légitimité…" Et juste avant Noël, c’est Jean Tiberi en personne, invité au micro d’Europe 1, qui avait allumé l’ancien Premier ministre : "Fillon me déçoit beaucoup, lui qui m’avait dit qu’il était un homme fidèle et loyal, pour l’instant il ne l’est pas - prennent les choses en main", a-t-il taclé, avant d’en remettre une couche quelques instants plus tard : "je ne parle pas de l’aspect moral de monsieur Fillon, à qui j’ai laissé mon siège (de député de Paris, Ndlr) et qui s’est mal conduit". Et de conclure : "je suis triste".
Mardi 7 Janvier 2014 - 07:55

Avec JDD




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