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Fillon candidat, même s'il était mis en examen


Vendredi 17 Février 2017 modifié le Samedi 18 Février 2017 - 01:48




«J'irai jusqu'au bout, coûte que coûte », martèle depuis plusieurs jours François Fillon. De là à maintenir sa candidature même s'il était mis en examen dans les prochains jours ? Auprès des siens, le candidat de la droite envisage en tout cas clairement cette hypothèse. « Le parquet national financier n'a aucune compétence en la matière, avec une enquête exclusivement à charge. Je ne renoncerai donc pas. Hors de question d'abandonner », glisse-t-il désormais en privé. Et la réaction livrée hier matin au « Figaro » alimente ce scénario : « Cette annonce (NDLR : le communiqué du PNF) n'est qu'un acte de communication qui nourrit le feuilleton médiatique. Cela n'entame en rien ma détermination. Je m'en remets donc désormais au seul jugement du suffrage universel », enfonce Fillon.

Une position en totale contradiction avec les principes qu'il avait pourtant lui-même érigés pendant la campagne de la primaire en lâchant cette fameuse phrase, prononcée fin août dans la Sarthe : « Qui aurait imaginé le général de Gaulle mis en examen ? » Et surtout après avoir affirmé sur TF 1, le 26 janvier dernier : « Il n'y a qu'une seule chose qui m'empêcherait d'être candidat, c'est si mon honneur était atteint, si j'étais mis en examen. » Voilà donc le candidat de la droite à la présidentielle plus que jamais accroché à sa candidature et pris en flagrant délit de mensonge s'il venait effectivement à se maintenir dans une telle situation. « La présomption d'innocence, ça existe aussi ! Tout est fait à charge depuis le début de cette enquête. Pourquoi devrait-il donc renoncer, même sous le coup d'une mise en examen ? » s'agace un soutien filloniste.

«On ne se fera pas hara-kiri pour lui»
Et histoire de faire pression sur l'opinion, les équipes de François Fillon prévoient d'ailleurs de déposer tous les parrainages d'élus dès le premier jour d'ouverture des dépôts au Conseil constitutionnel, à savoir le 25 février prochain. « Il a depuis très longtemps, et même largement, dépassé les 500 promesses de signatures. Mais une cellule est en train de relancer tous les élus pour qu'ils renvoient très vite les bulletins officiels de soutien le 25 février. Une fois la candidature validée par le Conseil constitutionnel, ça sera encore plus difficile de dire qu'il ne peut pas y aller », avoue un stratège de la campagne, installé au QG porte de Versailles.

Reste que cette hypothèse n'enchante pas tout le monde dans les rangs de la droite, notamment chez les parlementaires frondeurs qui ont encore cette semaine tenté de renverser François Fillon. « Franchement, s'il se maintient malgré cela, les dégâts dans l'opinion seront encore plus terribles. Et là, ce n'est plus une vingtaine de députés qui va lui demander de rendre des comptes mais bien plus. On ne se fera pas hara-kiri pour lui », jure l'un d'eux. En attendant, François Fillon va poursuivre aujourd'hui cette bien étrange campagne, lors d'un déplacement à Tourcoing (Nord), organisé à la hâte hier. Au programme : table ronde sur le thème de la sécurité et des dangers de la drogue dans la matinée, puis visite d'un centre social. Le tout entièrement fermé à la presse nationale, sur demande expresse du candidat.

Le Parisien

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Vendredi 17 Février 2017 - 14:40





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