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Face au terrorisme, Juppé ne prône ni l'angélisme ni la surenchère


Samedi 30 Juillet 2016 modifié le Dimanche 31 Juillet 2016 - 10:52

Lors d'un point presse, le maire de Bordeaux, et favori à la primaire, a annoncé qu'il fallait "changer de braquet" dans la réponse au terrorisme.

Source AFP




Face au terrorisme, Juppé ne prône ni l'angélisme ni la surenchère
Alors que la primaire se rapproche et que beaucoup de candidats ont mis sur la table des propositions, Alain Juppé a vanté son « sang-froid » dans la réponse aux actes terroristes. Un peu plus tôt, dans Le Monde, Manuel Valls a reproché vendredi à Nicolas Sarkozy de « perdre ses nerfs ». Les Républicains sont montés au créneau.

Le maire de Bordeaux, lors d'une conférence de presse à Paris, a prôné l'« intransigeance et sang-froid dans les mois qui viennent. » L'ancien Premier ministre a rejeté tout « angélisme »: « l'État a la responsabilité de protéger les concitoyens ». « Pas de surenchère non plus », a-t-il poursuivi . « La Constitution doit être respectée », a dit le maire de Bordeaux en direction de la droite. « Entre ces deux principes, un équilibre doit être trouvé. »Pour lui, l'État de droit, que le gouvernement prétend vouloir préserver pour rejeter certaines mesures proposées par l'opposition, « prévoit des mesures exceptionnelles dans des circonstances exceptionnelles. » Mais « nous ne sommes pas allés au bout de ce que l'État de droit permet », a-t-il ainsi rappelé.
Favorables aux centres de déradicalisation

Alain Juppé a rappelé les six « leviers » sur lesquels il faut, selon lui, agir en « changeant de braquet » : le renforcement du renseignement, des capacités de défense de l'Europe, l'optimisation de la sécurité, l'organisation de l'islam de France, tout en insistant sur deux d'entre eux. Tout d'abord, « rendre plus efficace la réponse judiciaire et pénale à la menace terroriste », notamment en « accélérant les délais d'instruction et de jugement », mais aussi en « durcissant certaines sanctions », avec un « délit de séjour sur les opérations terroristes extérieures ou tentative de séjour à l'extérieur" de ce type. Celui que les sondages donnent face à Nicolas Sarkozy au second tour de la primaire est lui aussi favorable au recours, dans les cas les plus critiques, à des « centres de déradicalisation ».

Juppé croit « plus que jamais » à l'identité heureuse

Deuxième élément, « l'intensification de la lutte contre la radicalisation islamique ». Juppé a appelé les musulmans français à « prendre l'initiative pour se structurer » et a souhaité que soient fixées « les règles entre l'islam de France » et la République. Juppé a dit croire « plus que jamais » à son concept d'« identité heureuse », critiqué par ses adversaires à la primaire. « Je ne suis pas de ceux qui considèrent qu'on va mettre tout le monde dans un même moule et assimiler tout le monde selon le même profil, ce n'est pas vrai. »

Faisant référence à son voyage en Polynésie française, dont il vient de rentrer, il a souligné les « origines, les couleurs de peau, les religions différentes », comme éléments qui font « notre France, à deux conditions : qu'on ne tombe pas dans le communautarisme et qu'on partage quelque chose en commun ».
Samedi 30 Juillet 2016 - 04:50





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