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Face à l'extrême droite, "banalisation" et "diabolisation" sont les "mauvaises réponses" (Hollande)


Mercredi 6 Avril 2016 modifié le Mercredi 6 Avril 2016 - 19:12




Le président français François Hollande estime que la "banalisation" ou la "diabolisation" sont les "plus mauvaises réponses" à la montée de l'extrême droite, appelant plutôt à démontrer que le vote en sa faveur est contraire à "nos intérêts", dans une interview au quotidien allemand Bild à paraître mercredi.

"Ce que je sais c'est que la banalisation comme la diabolisation sont les plus mauvaises réponses", a déclaré M. Hollande dans cette interview publiée à la veille d'un conseil des ministres franco-allemand qui se réunira jeudi à Metz (est de la France).

"Il faut dénoncer les fausses solutions et démonter les propositions fallacieuses, montrer que ce vote est contraire non seulement à nos valeurs mais à nos intérêts" poursuit-il, estimant que l'"on ne pourra gagner qu'en apportant des réponses aux peuples qui attendent de l'Union Européenne qu'elle les protège".

Le président français assure cependant, selon la version française de ce texte communiquée à l'AFP par l'Elysée, ne pas avoir "de conseil à donner" à la chancelière allemande Angela Merkel, confrontée à l'émergence de l'AfD (Alternative für Deutschland), un parti populiste porté par la crise des réfugiés.

Il revient en revanche sur la "bien pénible expérience" vécue par la France depuis 30 ans avec le parti d'extrême droite Front national (FN) dont "certains imaginaient", à tort selon lui, qu'il était "lié à (la) personne" de Jean-Marie Le Pen, fondateur du FN et père de son actuelle présidente, Marine Le Pen.

"Et voilà que sa fille et sa petite-fille font prospérer le mouvement qu'il a créé", observe-t-il.

"Marine Le Pen fait tout pour banaliser le Front National en France, mais lorsqu'elle s'exprime au Parlement européen devant Mme Merkel et moi-même (le 7 octobre, NDLR), elle reprend les vieux discours sur la rivalité franco-allemande", poursuit François Hollande.

"Elle appelle à un retour des frontières nationales et à la sortie de la France de l'euro, voire même de l'Union européenne", souligne-t-il.

"Ce qu'il y a de commun à toutes les extrêmes droites, c'est la peur, la peur de l'autre, la peur de l'Europe, la peur de la mondialisation", analyse encore le président français.
Mercredi 6 Avril 2016 - 04:25

AFP




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