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Equateur: le volcan Tungurahua fait trembler les maisons à Banos


Samedi 29 Mai 2010 modifié le Samedi 29 Mai 2010 - 23:34

Les rugissements du volcan Tungurahua, situé dans le centre andin de l'Equateur, faisaient trembler samedi les maisons de la ville touristique de Banos.




Equateur: le volcan Tungurahua fait trembler les maisons à Banos
Le tonnerre assourdissant des explosions faisait vibrer les vitres de la station thermale de 15.000 habitants, qui avait déjà été évacuée en 1999 lors d'une précédente éruption.

Vendredi, les autorités avaient fait évacuer environ 2.500 personnes de plusieurs villages.

Mais à Pachanillay, où 32 familles vivent au dessus d'un hameau enseveli sous les laves il y a quatre ans, les habitants ne voulaient pas partir et continuaient de travailler la terre ou de faire paître leurs bêtes.

"Ils me jettent d'ici mais qu'est-ce que je sais faire moi en ville ? C'est comme si moi je vous mettais à la montagne, à la campagne à semer des pommes de terre", déclarait l'un d'eux, Dario.

"Le Tungurahua rejette des flux si rouges qu'il éclaire le cratère la nuit, et ses rugissements font peur aux animaux qui sentent le danger, mais on ne va pas partir comme en 1999", expliquait un autre, Wilson Olivo.


Equateur: le volcan Tungurahua fait trembler les maisons à Banos
Haut de 5.029 mètres, le volcan, situé à 135 km au sud de Quito, est entré en activité vendredi à 08H47 (13H47 GMT) après une "grande explosion" due à une accumulation de gaz. Ses projections de lave et de cendres "dépassent facilement les 10-12.000 mètres d'altitude", a précisé le vulcanologue Hugo Yepez, directeur de l'Institut de Géophysique (IG) de Quito.

Le Tungurahua semblait avoir atteint son pic de violence éruptive vendredi. Son activité "a diminué" samedi soir, a déclaré le vulcanologue de l'Institut, Sandro Vaca, relevant une réduction du rejet de cendres. Le danger pour les populations devrait donc diminuer dans les heures à venir.

Dans la ville portuaire de Guayaquil, à 280 km au sud de la capitale Quito, l'aéroport et les écoles ont été fermés, selon un responsable de la sécurité civile régionale, Yuri De Janon. Cette ville de 2,5 millions d'habitants est touchée par des pluies de cendres dues à l'éruption, qui se déroule 160 km plus à l'ouest.

Samedi 29 Mai 2010 - 23:28

avec agence




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