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Emplois fictifs au Parlement : Michel Mercier et ses filles auditionnés


Vendredi 11 Août 2017 modifié le Samedi 12 Août 2017 - 09:30

Le sénateur et ses deux filles ont été auditionnés mercredi dans le cadre de l'enquête portant sur de possibles emplois fictifs en tant qu'assistantes parlementaires.




L'enquête avance dans l'affaire Michel Mercier. Mercredi, le sénateur et ses deux filles ont été entendus par les policiers enquêtant sur les emplois d'assistantes parlementaires confiés par Michel Mercier à ses filles, apprend-on auprès de l'avocat du sénateur. L'information vient confirmer les premières annonces vendredi de France Inter. L'ancien garde des Sceaux et ses deux filles « ont été entendus simultanément comme témoins libres, sans être confrontés », « pendant sept à dix heures » dans les locaux de l'Office anticorruption de la police judiciaire (OCLCIFF) à Nanterre, a indiqué à l'Agence France-Presse Me André Soulier.

Proposé fin juillet par le président du Sénat pour intégrer le Conseil constitutionnel, Michel Mercier fait l'objet d'une enquête préliminaire ouverte le 2 août par le Parquet national financier (PNF) après des révélations du Canard enchaîné sur ces possibles emplois fictifs. L'enquête a également été élargie à la femme du sénateur du Rhône, que ce dernier aurait fait travailler comme collaboratrice entre 1995 et 2009.

Abandon au Conseil constitutionnel

Rattrapé, après François Fillon et Bruno Le Roux, par cette nouvelle polémique sur des emplois familiaux d'élus, Michel Mercier a finalement renoncé mardi à siéger au Conseil constitutionnel, moins d'une semaine après le vote par le Parlement de l'interdiction faite aux ministres et aux parlementaires d'employer des collaborateurs familiaux. Michel Mercier avait dans un premier temps multiplié les justifications, rejetant toute « intention frauduleuse », et annoncé qu'il remettrait les travaux réalisés par sa fille au Sénat « afin de démontrer l'effectivité de l'emploi ».

Selon le journal satirique, le sénateur MoDem du Rhône a recruté une de ses filles, Véronique, entre 2003 et 2012 et employé sa seconde fille, Delphine, à mi-temps d'août 2012 à avril 2014, pour l'assister au Palais du Luxembourg. Les enquêteurs s'interrogent sur la réalité de leur travail d'assistantes parlementaires et sont chargés par le PNF de mettre au jour un éventuel « détournement de fonds publics ». Selon le Canard, Delphine Mercier habitait alors Londres, alors que son lieu de travail était Paris. Lors des auditions, « nous avons fourni la liste de ses déplacements à Paris pendant cette période » pour effectuer ses missions, a expliqué l'avocat.

Avec AFP
Vendredi 11 Août 2017 - 23:09





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