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Des policiers français abattent un homme qui les agressait aux cris de "Allahou Akbar"


Samedi 20 Décembre 2014 modifié le Dimanche 21 Décembre 2014 - 11:37

Des policiers français ont tué par balles samedi un homme qui les avait agressés avec un couteau en criant "Allahou Akbar" dans un commissariat de Joué-lès-Tours (Centre-ouest) et le parquet antiterroriste s'est aussitôt saisi de l'enquête.




Selon une source proche de l'enquête, "cela ressemble au mode d'action préconisé par le groupe Etat islamique (EI)", actif en Syrie et en Irak "de s'en prendre ainsi aux forces de l'ordre".

Vers 14H00 locales (13H00 GMT), un homme armé d'un couteau est entré au commissariat et a blessé au visage un policier qui se trouvait à l'accueil, ainsi que deux autres avant d'être "abattu" par "des policiers présents, qui ont fait usage de leur arme administrative", a précisé le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.

L'agresseur, un Français né au Burundi en 1994, connu des services de police pour des faits de droit commun, "a crié +Allahou Akbar+ (Dieu est grand, en arabe NDLR) du moment où il est entré jusqu'à son dernier souffle", a-t-on affirmé à l'AFP de source proche de l'enquête.

Il n'était pas fiché par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), selon cette source. En revanche, son frère est connu des services pour ses positions radicales et a un temps envisagé de partir en Syrie avant de renoncer, selon la même source.

"L'enquête s'oriente vers un attentat contre les forces de l'ordre motivé par l'islamisme radical", a affirmé une source proche du dossier.

La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'enquête, a-t-on appris auprès d'une source judiciaire.

L'enquête a été ouverte des chefs de tentative d'assassinat et d'association de malfaiteurs, le tout en lien avec une entreprise terroriste.

L'EI encourage les candidats au jihad, s'ils ne sont pas en mesure pour une raison ou une autre de rejoindre une "terre de jihad", à lancer des attaques contre les "infidèles", militaires, policiers ou même civils. La France avait été nommément citée comme cible par EI après le début des frappes françaises en Irak.

Les pronostics vitaux des trois policiers blessés ne sont plus engagés, a précisé en fin dejournée le procureur de la République de Tours Jean-Luc Beck, estimant que "tous les éléments de la légitime défense" étaient réunis.

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a condamné "l'agression brutale" et a salué "le sang-froid et le professionnalisme des policiers présents". Il était attendu sur place en fin d'après-midi.
Samedi 20 Décembre 2014 - 20:04

AFP




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