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Des experts internationaux appellent à des enquêtes "impartiales" sur la situation des droits humains à Tindouf


Jeudi 6 Octobre 2016 modifié le Jeudi 6 Octobre 2016 - 21:59

Plusieurs experts internationaux ont appelé, mercredi soir devant la 4ème Commission de l'Assemblée générale de l’ONU, à des enquêtes "impartiales" sur la situation des droits humains que celles effectuées par des organismes ayant des liens avérés avec les chefs des séparatistes.




"On souhaite voir des enquêtes effectuées par des organismes plus impartiaux que Human Rights Watch, dont les liens étroits avec la Fondation Kennedy ne sont plus à prouver", a souligné Donna Sams d’Antioch Community Church.

Pour Mme Sams, "une soi-disant enquête de quelques jours dans les camps par un groupe tendancieux ne peut aucunement constituer une évaluation juste des questions des droits, des libertés et des abus" des droits de l’homme, affirmant qu’aucun organisme indépendant qui se respecte ne peut accepter des réponses apportées par les séparatistes comme des vérités absolues.

Elle a estimé que la situation des droits de l’homme dans les camps doit être perçue comme faisant partie de la situation globale de ces droits en Algérie, pays hôte des camps, rappelant que le Département d’Etat US a fait état de nombreuses violations des droits humains en Algérie.

La présidente de l’ONG britannique "Freedom for All", Tanya Warburg, a, pour sa part, appelé à ce que le Haut-commissariat pour les réfugiés puisse bénéficier d’un accès immédiat aux camps de Tindouf pour qu’il soit en mesure d’identifier, d’enregistrer et d’évaluer les besoins des populations séquestrées dans ces camps.

Elle a dénoncé le fait que le Front Polisario, soutenu par l’Algérie, continue de séquestrer depuis 41 ans des dizaines de milliers de réfugiés, soulignant que le plan d’autonomie présenté par le Maroc permettrait une plus grande stabilité et prospérité.

De son côté, Stacy Peterson, présidente de l’ONG internationale "Protected Future", a dénoncé le fait que les populations des camps de Tindouf ne correspondent pas à la définition même que l’ONU donne au statut de "réfugiés", soulignant que les milices des séparatistes les maintiennent en captivité et en font "des otages" et "des boucliers humains" dans le seul but d’approvisionner les "guérillas" avec l’aide humanitaire de l’ONU détournée par les chefs du polisario.

Juan Carlos Moraga Duque, Président de l’ONG "Réhabilitation et Espoir" et ancien prisonnier politique, s’est dit convaincu que la proposition d’autonomie présentée par le Maroc constitue une initiative "réaliste" à même d’apporter une solution durable au conflit du Sahara, au moment où les autres parties campent dans des positions figées qui "risquent de déstabiliser la région".

"L’autonomie proposée par le Maroc est une forme d’autodétermination et permet d’éviter toute instabilité", a-t-il estimé. "Nier cette réalité signifie l’emprisonnement perpétuel et massif et la continuation de la misère dans les camps de Tindouf", a-t-il conclu.


Avec MAP
Jeudi 6 Octobre 2016 - 21:58





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