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Députés français : la question de la santé du Président Bouteflika impossible à éluder


Jeudi 31 Octobre 2013 modifié le Vendredi 8 Novembre 2013 - 17:38

« La question de la santé du Président Bouteflika est aujourd’hui impossible à éluder ». Cette interrogation lancinante est consignée dans un rapport, commandé et approuvé mercredi 30 octobre par la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale française, le premier effectué par des députés français sur l'Algérie.
«Si le secret qui l’entoure est total, la longue absence du chef de l’État puis son relatif effacement de la scène politique sont devenus le prisme d’analyse de tout événement ou de toute décision prise par les autorités algériennes», constatent les députés.




Cette situation donne lieu à de nombreuses rumeurs. Comme le reconnaît la mission d’information, appréhender l’évolution de l’Algérie dans les mois et les années à venir se révèle "fort difficile" et "nulle certitude n’est ressortie de ses travaux".

Selon les députés, il est loin d’être aisé de "prendre la mesure exacte du système politique" algérien, en précisant que la "plupart des interlocuteurs de la mission – y compris ceux dont on aurait pu croire qu’ils auraient pu avoir, de par leur fonction ou leurs travaux, une connaissance exacte de la réalité – ont fait part de leurs doutes face à la situation politique algérienne et de leurs difficultés à l’appréhender correctement".

L’opacité du système contribue beaucoup à compliquer toute réflexion sur le devenir de l’Algérie, constatent-ils

Une équation électorale à trois inconnus

« Quand », « Qui », « Comment », telles sont les trois interrogations auxquelles les députés ont tenté d’y trouver réponse. « En tout état de cause, soulignent-il, s’il devait y avoir une élection anticipée, ce serait en application de l’article 88 de la constitution algérienne (…)". "En cas de démission ou de décès du président de la République, + le Président du Conseil de la Nation assume la charge de Chef de l’État pour une durée maximale de soixante jours+, une période durant laquelle un nouveau scrutin a lieu», rappellent-ils.

« Toutefois, le scénario d’une élection anticipée ne s’est jamais réellement imposé. Un vote avant avril 2014 semble peu probable en raison notamment des doutes qui entourent le choix des futurs candidats », croient savoir les députés, ajoutant que « Longtemps incertaine puis compromise par des ennuis de santé, l’hypothèse d’une nouvelle candidature du Président Bouteflika est réapparue dans les médias algériens au mois de septembre 2013 ».

Quant aux conditions d’organisation du prochain scrutin présidentiel, elles font partie des inconnues de l’équation électorale algérienne, relèvent-ils, avant de s’interroger : « Les élections seront-elles libres, pluralistes et transparentes ? ».

« La plupart des interlocuteurs de la mission d’information ont émis des doutes quant au degré réel de la sincérité du prochain scrutin. Ils ont notamment souligné le pourcentage de voix recueilli à chaque fois par Abdelaziz Bouteflika lors des précédentes échéances et ont indiqué que, selon eux, le régime algérien n’était pas encore prêt à aller vers un scrutin parfaitement « ouvert », et ce, quand bien même des observateurs internationaux seront présents le jour du vote », rapportent les députés ;

Par ailleurs, poursuivent les députés, le taux de participation sera un paramètre qu’il conviendra de suivre avec attention. « In fine, il apparaît clairement que la prochaine élection présidentielle revêt un enjeu fondamental pour l’avenir de l’Algérie. Et cet enjeu est primordial car les difficultés qu’éprouve aujourd’hui l’Algérie ne sauraient perdurer et être réglées pacifiquement sans un pouvoir politique ayant la pleine confiance du peuple algérien. ».

« Peut-être le scrutin à venir permettra-t-il l’élection d’une personnalité qui sera à même d’impulser les réformes nécessaires, quand bien-même cette élection ne sera pas des plus ouvertes et conservera des caractéristiques semblables aux précédentes ?", relève le rapport.

"Il est encore trop tôt pour le dire mais il apparaît désormais que les mois à venir vont être déterminants pour l’avenir de l’Algérie mais aussi, plus largement, pour celui de la région », souligne ce rapport des membres de la Commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale française.

Et aux députés de conclure que « l’avenir politique de l’Algérie est encore difficilement prévisible » et qu’un constat s’impose « l’Algérie, aujourd’hui, semble être un pays en attente ».

"Cette prudence et cette attente ont également des relents de « veillée d’armes », à quelques mois d’une échéance électorale que les ennuis de santé du président Bouteflika, on l’a vu, contribuent à rendre encore plus incertaine », estiment les députés, avant de noter qu’ « Inévitablement, cette attitude attentiste ne peut qu’interpeller les partenaires de l’Algérie, lesquels, à l’image de la France, sont eux aussi en attente face aux évolutions futures de ce pays".

Jeudi 31 Octobre 2013 - 18:20

par Hasna Daoudi





1.Posté par Wahda le 31/10/2013 20:17 | Alerter
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La maladie ne protège pas de la bêtise et de l'aveuglement ! A quand ce grand Maghreb ? il ne verra jamais le jour avec nos gouvernants. Que faire ? Les peuples du Maghreb doivent s'unir et créer des passerelles plus que jamais.

2.Posté par Saïd le 31/10/2013 20:20 | Alerter
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@wahda Boutef est notre lumière à nous les algériens. Il ne mourra jamais. Il va vivre éternellement pour embêter encore plus les marocains.

3.Posté par pierre le 01/11/2013 04:35 | Alerter
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De quoi se mêlent les gaulois?Qu'ils s'occupent de leur flamby le mou et des ses esclaves maroqui.

4.Posté par César le 01/11/2013 08:55 | Alerter
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Notre président se porte à merveille. ces députés français sont des menteurs qui veulent nuire à notre pays, la grande Algérie, meilleure que la France. les Maroki sont nos ennemis. Le sahara occidental est à nous. Nous avons beaucoup d'armes pour combattre les maroki et le pétrole et le gaz. Les maroki se croient plus intelligents que nous. Nous, nous avons des milliards de dollars et avec ça on achète tout, tout, tout.

5.Posté par Rachad le 01/11/2013 09:45 | Alerter
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MDR ya Cesario zamanoho !!! comment peut-on être aussi aveugle ou aveuglé ? C'est ne rien comprendre à la réalité géostratégique actuelle de la région. Quel pétrole et quel gaz ? Les réserves ne sont pas à l'infini. Même le Qatar, ce mini-Etat plus riche que vous, pense à l'après et prépare son avenir sans gaz. Mais l'ingratitude a toujours été la marque de fabrique de l'Algérie officielle. Rappelez l'aide du Maroc pour vous aider pendant votre lutte pour l'indépendance. Quant à Boutef, il est malade, gravement malade. C'est un fait et personnes n'y peut rien. La question est:: Qui décide en Algérie ? Said Bouteflika ? vous êtes gouvernés par des clans et les préoccupations du peuple algérien dans tout ça ? Zéro. Je te conseille mon cher Cesario de rêver d'une Algérie démocratique et riche pour son peuple et non riche en clans divers et variés. Reprends toi et regarde autour de toi: le peuple algérien est-il heureux ? Non. vit-il bien ? Non. Et demande toi: comment dans un pays riche en milliards de dollars, sa population et ses jeunes ne rêvent que d'une chose: partir et émigrer en Europe pour une vie meilleure et décente. Etre délibérément aveuglé nuit gravement à la tête :

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