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Démission du président tunisien: le parti "Al-Mahaba" promet d'organiser un rassemblement à la date prévue


Samedi 16 Septembre 2017 modifié le Mardi 19 Septembre 2017 - 08:21

Bien que sa demande d'autorisation d'organiser un rassemblement devant le palais de Carthage pour réclamer la démission du président de la République soit rejetée, le parti « Al-Mahaba » a promis d'organiser ce mouvement de protestation à la date prévue.




Le président tunisien
Le président tunisien
Prévu pour le 1er octobre prochain, ce mouvement de protestation intervient en réaction à l’initiative du président de la République pour l’égalité successorale et le mariage d'une Tunisienne avec un non-musulman.

Tout en condamnant cette décision, le parti "Al-Mahaba" a accusé le président de la République, Béji Caïd Essebsi d'être derrière la décision d’interdiction ».

« L’interdiction de ce rassemblement vient refléter l’isolement politique du président de la République, sa panique et sa crainte d’un sursaut de colère à son encontre et contre ses partenaires au pouvoir », a déclaré le Secrétaire général du parti « Al-Mahaba », Hassen Hannachi lors d’une conférence de presse.

Selon lui, le parti Al-Mahaba est actuellement en train d'établir des contacts avec le parti Tounes Al-Irada pour former un front politique contre ce qu'il a appelé la « contre-révolution ».

Le Courant « Al-Mahaba » avait lancé le 13 août une pétition populaire sur Facebook pour demander à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) de retirer la confiance au président de la République, Béji Caïd Essebsi pour violation manifeste de l’article 1er de la Constitution.

Lancée le jour de la fête de la femme, cette pétition intervient en réaction aux déclarations du président de la République, Béji Caïd Essebsi, qui avait affirmé que « la consécration de l’égalité dans l’héritage représente un pas vers une égalité absolue hommes-femmes », selon une déclaration rendue publique par "Al-Mahaba".

L’article premier de la Constitution stipule que « La Tunisie est un État libre, indépendant et souverain, l’Islam est sa religion, l’arabe sa langue et la République son régime ».

A l’occasion de la fête de la femme, le président de la République, Béji Caïd Essebsi avait affirmé qu'il est aujourd'hui « possible et préconisé d'amender progressivement » la loi relative à l'héritage jusqu'à réaliser l'égalité parfaite entre l'homme et la femme.


Source TAP


Samedi 16 Septembre 2017 - 17:50





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