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Démission du président de l'Assemblée nationale libyenne


Mardi 28 Mai 2013 modifié le Mercredi 29 Mai 2013 - 10:09




Démission du président de l'Assemblée nationale libyenne
Le président de l'Assemblée nationale libyenne, Mohamed al-Megaryef, a annoncé, mardi, sa démission pour se conformer ainsi à une loi sur l'exclusion politique des anciens collaborateurs du régime de Mouammar Kadhafi.

"Tout le monde doit s'assujettir à la loi, par respect à la légalité et à la démocratie. Je vais être le premier à me conformer à la loi et je vous soumets ma démission", a déclaré M. Megaryef au cours d'une session plénière de l'Assemblée.

Le Congrès doit toutefois encore valider la démission de Mohamed al-Megaryef avant qu'elle ne prenne effet, a indiqué un membre du CGN, précisant qu'un nouveau président devrait être élu dans les prochains jours.

Élu en août 2012 à la tête du Congrès général national (CGN), la plus haute autorité politique de Libye, Mohamed al-Megaryef s'est donc plié à la loi malgré des dizaines d'années passées dans l'opposition et en exil. Car avant de s'opposer au Guide, il a été ambassadeur en Inde sous le régime de Mouammar Kadhafi durant les années 1980.

La loi controversée qui écarte de la vie politique les personnalités ayant occupé des postes de responsabilité sous l'ancien régime, depuis le 1er septembre 1969, date d'arrivée au pouvoir de Mouammar Kadhafi, jusqu'à la chute de son régime en octobre 2011, a été adoptée sous la pression de miliciens armés. Le texte doit entrer en vigueur le 5 juin et concerne aussi d'autres membres du CGN ainsi que des ministres et cadres de l'administration.

Né en 1940 à Benghazi, Mohamed al-Megaryef a passé 31 ans en exil dont une vingtaine comme réfugié politique aux États-Unis, avant de rentrer au pays dans la foulée de la révolte qui a mis fin au règne de Kadhafi. Diplômé en économie et titulaire d'un doctorat en Finances de Grande-Bretagne, il a fondé dans les années 1980 avec d'autres dissidents le Front de salut national libyen (FSNL) qui a tenté plusieurs coups d'État contre l'ex-dictateur. Durant son exil, il a été traqué par les services de renseignement de Mouammar Kadhafi qui avaient lancé une campagne dans les années 1980 visant à liquider des opposants dans plusieurs pays arabes et occidentaux.

Mardi 28 Mai 2013 - 19:54





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