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La Grande Mosquée de Paris (GMP) a démissionné du Conseil Français du Culte Musulman, a appris mercredi Atlasinfo.
Cette démission de la GMP fait suite à des divergences concernant la réforme du CFCM, l'instance représentative du culte musulman, et surtout à une volonté d'affaiblir le CFCM, présidé par le franco-marocain Mohammed Moussaoui.
"La GMP se tire une balle dans le pied. Elle se discrédite. Le recteur Dalil Boubakeur apparaît comme celui qui divise la communauté musulmane de France au lieu de la rassembler", confie à Atlasinfo une source proche du dossier du culte musulman.
"Le président du CFCM Mohammed Moussaoui est un homme modeste, sérieux et pragmatique. Cela ressemble plus à un règlement de compte. C'est l'éternelle rivalité algérienne", ajoute cette source.
Vendredi dernier, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls dénonçait "les divisions, les égoïsmes, la concurrence" au sein du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM). La démission de la Grande mosquée de Paris de cette instance représentative de l'islam de France vient conforter sa déclaration.
Pour justifier sa démission qui a surpris jusqu'en son propre sein -l'un des deux représentants de la Grande mosquée de Paris au sein du CFCM aurait appris la décision par la presse, le recteur Dalil Boubakeur parle de "graves dysfonctionnements du CFCM et sa gouvernance autocratique qui a tenté de minorer la surface et l'influence de la Grande Mosquée de Paris».
Les contradictions du recteur
M. Boubakeur reproche notamment au CFCM "de minorer la surface et l'influence de la Grande Mosquée" au sein de cette instance, alors même qu'elle avait appelé, il y a un an, à ne pas participer aux élections pour le renouvellement de ses instances régionales et nationales. Ce qui n'a pas empêché la Grande Mosquée d'avoir deux représentants de droit au bureau exécutif et de l'aveu même du recteur, ni M. Boubakeur d'en être le président d'honneur.
"Etonné de la décision brutale" du recteur, Mohammed Moussaoui s'est dit "choqué" par les accusations portées à son encontre, "en rien conformes à la réalité", notant qu'elle avait été "prise sans concertation préalable".
Comme l'écrivait Amara Bamba dans Saphir news, "En deux mandats successifs, Dalil Boubakeur présida le CFCM. S'il savait réformer comme il sait parler aux journalistes, il aurait réformé le CFCM".
Selon Amara Bamba, "La GMP souffre désormais du « syndrome du deuxième de la classe ». Le deuxième de la classe aime que le premier soit malade pour devenir premier à sa place. Reconquérir son prestige est une psychose de la GMP", estimant qu'"La GMP (Grande Mosquée de Paris) fut, autrefois, notre fierté comme porte-parole de tous les musulmans de France. Nous nous tournions vers elle, elle se tournait vers Alger, ses salons. « L'islam des banlieues, l'islam des excités », expliquera M. Boubakeur".
Cette démission de la GMP fait suite à des divergences concernant la réforme du CFCM, l'instance représentative du culte musulman, et surtout à une volonté d'affaiblir le CFCM, présidé par le franco-marocain Mohammed Moussaoui.
"La GMP se tire une balle dans le pied. Elle se discrédite. Le recteur Dalil Boubakeur apparaît comme celui qui divise la communauté musulmane de France au lieu de la rassembler", confie à Atlasinfo une source proche du dossier du culte musulman.
"Le président du CFCM Mohammed Moussaoui est un homme modeste, sérieux et pragmatique. Cela ressemble plus à un règlement de compte. C'est l'éternelle rivalité algérienne", ajoute cette source.
Vendredi dernier, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls dénonçait "les divisions, les égoïsmes, la concurrence" au sein du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM). La démission de la Grande mosquée de Paris de cette instance représentative de l'islam de France vient conforter sa déclaration.
Pour justifier sa démission qui a surpris jusqu'en son propre sein -l'un des deux représentants de la Grande mosquée de Paris au sein du CFCM aurait appris la décision par la presse, le recteur Dalil Boubakeur parle de "graves dysfonctionnements du CFCM et sa gouvernance autocratique qui a tenté de minorer la surface et l'influence de la Grande Mosquée de Paris».
Les contradictions du recteur
M. Boubakeur reproche notamment au CFCM "de minorer la surface et l'influence de la Grande Mosquée" au sein de cette instance, alors même qu'elle avait appelé, il y a un an, à ne pas participer aux élections pour le renouvellement de ses instances régionales et nationales. Ce qui n'a pas empêché la Grande Mosquée d'avoir deux représentants de droit au bureau exécutif et de l'aveu même du recteur, ni M. Boubakeur d'en être le président d'honneur.
"Etonné de la décision brutale" du recteur, Mohammed Moussaoui s'est dit "choqué" par les accusations portées à son encontre, "en rien conformes à la réalité", notant qu'elle avait été "prise sans concertation préalable".
Comme l'écrivait Amara Bamba dans Saphir news, "En deux mandats successifs, Dalil Boubakeur présida le CFCM. S'il savait réformer comme il sait parler aux journalistes, il aurait réformé le CFCM".
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